Manuel Valls se dit "prêt" à affronter François Hollande — Primaire à gauche

Aubin Brasseur
Novembre 27, 2016

Je m'y prépare, j'y suis prêt " finit Manuel Valls.

Les propos du Premier ministre sont publiés au lendemain de l'annonce d'une candidature directe à la présidentielle de Sylvia Pinel, la présidente du Parti radical de gauche, partenaire du PS depuis le début du quinquennat de François Hollande.

Il faut se préparer au face-à-face. "Je prendrai ma décision en conscience", a assuré Manuel Valls, précisant que "c'est une question de jours".

Dans une interview au JDD ce dimanche, le Premier ministre explique vouloir " casser cette mécanique qui nous conduirait à la défaite ".

Prié de dire s'il pourrait être candidat à la primaire des 22 et 29 janvier face à François Hollande, le chef du gouvernement répond: "chacun doit mener ses réflexions en responsabilité".

Encore un coup de pression sur François Hollande.

Ce nouveau message de main tendue du Premier ministre "à tous les électeurs de la gauche" est notamment adressé à son ancien ministre de l'Economie Emmanuel Macron, qui a décidé de se lancer dans la course à l'Elysée sans passer par la case primaire. "Je lis toute la presse, j'entends, je vois", a-t-il simplement déclaré.

"C'est pour le moins original!", s'est contenté de déclarer l'un d'eux.

"S'il y a un doute sur la solidité du couple exécutif, on risque l'explosion sociale", estimait-elle.

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Le match avait un goût de France puisque le dernier but a été inscrit par l'ancien Monégasque, le Belge Yannick Ferreira-Carrasco en toute fin de match.

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Et ce n'est pas la première fois que l'armée israélienne doit faire face à ce type d'attaque provenant du coté syrien. En 1981, Israël a annexé les 1 200 km² du plateau du Golan qu'il occupait depuis 1967 et la guerre des Six Jours.

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Le député de Paris peut également compter sur le soutien de Bruno Le Maire (2,4%) et de Jean-Frédéric Poisson (1,5%). Solère a indiqué que 1,27 million d'électeurs se sont rendus aux urnes contre 1,138 million dimanche dernier.

Mais François Hollande ressemble plutôt à un pompier qui tenterait d'éteindre un incendie avec un verre d'eau.

"Valls bluffe et ne passera pas à l'acte", veut croire un autre hollandais, en soulignant que "ce qui a fait la force de Fillon, c'est aussi qu'il n'a jamais trahi Sarkozy à Matignon, même s'il a rongé son frein". "Mais un Manuel Valls fort, avec du contenu, derrière le président de la République" renforcerait ce dernier, à condition de rassembler jusqu'à Christiane Taubira.

" Je crois que l'un ne se présentera pas contre l'autre".

Invitée de l'émission "Le Grand Jury" (RTL-LCI-Le Figaro) dimanche, la ministre de l'Education, Najat Vallaud-Belkacem, a pointé un "paysage politique balkanisé".

"Il me semble que l'intérêt collectif aujourd'hui, c'est de valoriser ce qui a été fait durant cinq ans et de proposer un projet pour la suite", a-t-elle ajouté.

Pourrait-il être candidat à la primaire que va organiser le Parti socialiste face au chef de l'Etat, comme l'a évoqué samedi le président socialiste de l'Assemblée nationale Claude Bartolone?

Sa sortie a été aussitôt critiquée par le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, proche du chef de l'Etat.

Mais alors que la droite, longtemps réfractaire au principe même d'une primaire, découvre avec ravissement ses vertus, le principe ne séduit plus à gauche.

"Son souci, c'est comment on rassemble, comment on crée la dynamique pour faire face à la droite et à l'extrême droite", a dit cette source samedi.

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