Trump se lâche sur l'Europe — Etats-Unis

Aubin Brasseur
Janvier 17, 2017

Il s'en prend aussi à Angela Merkel, estimant que la chancelière allemande a commis une "erreur catastrophique" sur les réfugiés. " Je pense que nous, Européens, avons notre destin entre nos propres mains ", a réagi Angela Merkel. "Je vais continuer de m'engager pour que les 27 Etats membres travaillent ensemble vers l'avenir (.) face aux défis du XXIe siècle", a rétorqué Mme Merkel au cours d'une conférence de presse à Berlin.

Auparavant, le vice-chancelier allemand Sigmar Gabriel a déclaré que l'Europe doit "se ressaisir" et "faire preuve d'assurance".

François Hollande a répliqué lundi aux critiques de Donald Trump, en déclarant que l'Union n'avait pas besoin de conseils extérieurs pour lui dire ce qu'elle avait à faire.

"Je vous l'affirme ici: l'Europe sera toujours prête à poursuivre la coopération transatlantique, mais elle se déterminera en fonction de ses intérêts et de ses valeurs".

Trump veut avoir "une très bonne relation" avec Merkel
Une autre constante. " C'est du jamais vu ", s'est insurgé Manuel Valls, "L'Amérique du Nord est l'alliée de l'Europe". Stoltenberg, faite lors de la dernière réunion des ministres des Affaires étrangères de l'Otan à Bruxelles.

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Une avocate de victime d'attentats, Samia Maktouf, SOS Racisme et la Fédération nationale des victimes et d'accidents collectifs avaient également dénoncé ces propos auprès du procureur de la République de Paris.

Union européenne : "un instrument pour l'Allemagne" selon Trump
C'est, a-t-il expliqué, pour cette raison qu'il trouve que la Grande Bretagne a bien fait de quitter l'Union européenne. François Hollande a attendu ce lundi soir pour répliquer à Donald Trump .

Le ministre des Affaires étrangères a quant à lui plaidé pour l'unité.

L'interview accordée par Donald Trump au "Times" et au quotidien allemand "Bild" n'en finit pas de créer des ondes de choc. Mieux, il pense qu'il y a "d'autres pays qui sortiront" pour échapper à l'emprise de Berlin: "Maintenir l'Europe unie ne va pas être aussi facile que beaucoup de gens le pensent". Les États-Unis portent environ 70% des dépenses militaires de l'organisation. "Nous verrons quelles seront les conséquences pour la politique américaine", a poursuivi le ministre.

"Cela serait remis en question si Donald Trump mettait en mouvement une spirale protectionniste internationale". "Vous pouvez construire des voitures pour les Etats-Unis, mais pour chaque voiture qui rentre aux Etats-Unis, vous devrez payer une taxe de 35%", souligne celui qui sera officiellement investi vendredi à la Maison blanche. "Un président n'est pas seul" pour décider, a relevé un autre diplomate. Les positions de Donald Trump devraient peser sur cette réunion à en croire le chef de la diplomatie allemande. "J'espère qu'il changera d'avis", a-t-il ajouté. Ces propos tranchent avec ceux de Barack Obama, qui avait annoncé que le Royaume-Uni se retrouverait en bout de file d'attente pour conclure des accords commerciaux avec les Etats-Unis si jamais il quittait l'UE.

"Mêlez-vous de vos affaires", a rétorqué en substance le chef de l'État à son homologue américain, très critique envers l'Europe et l'Otan.

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