Berlin menace d'interdire les meetings pro-Erdogan

Vanessa Beaulieu
Mars 20, 2017

Le ministre allemand a clairement indiqué que les interventions d'hommes politiques turcs en Allemagne - dans l'optique du référendum constitutionnel turc du 16 avril - ne seraient tolérées que si les "comparaisons choquantes et les reproches absurdes" cessent.

Ce dernier a personnellement attaqué dimanche Mme Merkel, l'accusant de "pratiques nazies", en faisant allusion à l'interdiction de rassemblements électoraux en Allemagne, pour promouvoir auprès de la diaspora turque, le vote du "oui" au référendum sur l'élargissement des pouvoirs présidentiels, prévu le 16 avril prochain en Turquie.

Le président de la Commission européenne a réaffirmé qu'un rétablissement de la peine de mort en Turquie, qu'Ankara a dit samedi envisager après le référendum du 16 avril, empêcherait l'entrée du pays dans l'UE. Il a ensuite une nouvelle fois justifié avoir traité les Néerlandais de " nazis " et " fascistes " et a accusé Angela Merkel d'aller dans la même voie...

"Nous sommes tolérants mais nous ne sommes pas des imbéciles", a affirmé Gabriel sur les colonnes du journal allemand Passauer Neue Presse de lundi. Ils manifestent leur solidarité. "En particulier Merkel", a déclaré M. Erdogan dans un discours télévisé.

L'Allemagne est un vrai enjeu pour le président turc: elle héberge la plus importante diaspora turque au monde, dont 1,4 million de personnes inscrites sur les listes électorales consulaires.

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De même, la benjamine était en contrat à l'Assemblée nationale pendant un mois, à temps plein, du 20 avril 2015 au 22 mai 2015. Même chose pour un contrat engageant la sœur cadette, alors en cours préparatoire au lycée Jacques Decour à Paris.

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La Turquie n'a jamais été aussi éloignée d'une adhésion à l'Union européenne, estime le ministre allemand des Affaires étrangères. Erdogan dans un discours télévisé.

Pour autant, Berlin, tout en accusant les responsables turcs d'avoir "franchi une limite" avec la mention du nazisme, fait tout pour éviter un affrontement direct.

Elu dimanche président du parti social-démocrate allemand SPD et challenger de Angela Merkel aux législatives du 24 septembre, Martin Schulz a jugé les propos de Recep Tayyip Erdogan "indigne d'un chef d'Etat". "C'est insolent, c'est une effronterie que le dirigeant d'un pays ami insulte ainsi la dirigeante de ce pays" a estimé l'ancien président du Parlement européen.

La Turquie a également convoqué dimanche l'ambassadeur d'Allemagne pour protester au lendemain d'une manifestation de Kurdes à Francfort lors de laquelle des drapeaux des combattants kurdes ont été brandis.

Le prédicateur exilé aux Etats-Unis Fethullah Gülen, à la tête d'un vaste réseau d'écoles, d'entreprises et d'ONG, est accusé par les autorités turques d'avoir ourdi la tentative de putsch du 15 juillet 2016. "Nous sommes plus éloignés que jamais d'une adhésion de la Turquie à l'UE", a-t-il dit au magazine Der Spiegel publié ce week-end, ajoutant avoir "toujours eu des doutes".

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