L'homme abattu serait un extrémiste connu des services sécuritaires français — Orly-Sud

Vanessa Beaulieu
Mars 20, 2017

Les vols au départ et à l'arrivée reprennent à Paris-Orly ce samedi après-midi mais les opérations restent fortement perturbées, après qu'un homme, qui a tenté de s'emparer de l'arme d'un militaire en patrouille, a été abattu. Mains sur la tête! "De toute façon il va y avoir des morts", crie-t-il aux militaires, a relaté le procureur de Paris, François Molins, lors d'une conférence de presse. Il se réfugie ensuite dans un commerce de l'aéroport situé à proximité, avant d'être abattu.

Un témoin interrogé par l'AFP a indiqué pour sa part avoir vu l'assaillant tenir "en otage une militaire". Durant deux minutes, la lutte est acharnée, ils tombent et Ziyed Ben Belgacem parvient à lui arracher son fusil d'assaut Famas. Jamais il a fait la prière et il boit. Une enquête a été ouverte notamment pour tentative d'homicide et d'assassinat en relation avec une entreprise terroriste.

Le père et le frère de l'assaillant s'étaient présentés d'eux-mêmes au commissariat samedi en fin de matinée, quelques heures après les faits.

Il n'y a pas eu de blessé ni d'interpellation, a-t-on précisé de même source.

Accord de trêve après quatre jours d'affrontements entre milices — Libye
Depuis son entrée en fonction voici un an, le GNA a échoué à asseoir son autorité sur l'ensemble de la Libye. Peu de voitures circulaient dans les rues.

Les proches de l'assaillant restent en garde à vue
L'assaillant d'Orly avait été " repéré quelques minutes plus tôt " à Vitry-sur-Seine " pour un car jacking " selon Bruno Le Roux. Le ministère de l'Intérieur a recommandé sur Twitter " de ne pas se rendre à l'aéroport et de décaler leurs déplacements ".

Attaque d'Orly : les derniers éléments de l'enquête
François Molins indique qu'il a alors remis le revolver sur la tempe de la militaire qui se débattait avant de tomber à genoux. Les enquêteurs analysent également son téléphone et les éléments recueillis lors d'une perquisition à son domicile.

La situation revient progressivement à la normale ce dimanche matin à Orly, au lendemain de l'attaque d'une patrouille de l'opération Sentinelle à l'aéroport.

Ce samedi matin, un homme a été abattu à l'aéroport de Paris-Orly, au terminal Sud. Entretemps, il a appelé son père pour lui avouer avoir "fait une connerie", a raconté ce dernier, et lui a demandé son "pardon", que le père lui refuse car "il a touché à un gendarme". Selon leurs déclarations, l'assaillant les a contactés après le premier incident à un contrôle routier en disant: "J'ai fait des bêtises".

L'enquête conduite par la section antiterroriste du parquet de Paris permettra de déterminer le profil et les motivations de cet individu et de reconstituer son parcours. Toutefois, après l'instauration de l'état d'urgence en 2015, une perquisition administrative de son domicile "n'avait rien donné" et aucun séjour en zone irako-syrienne n'a pour l'instant pu être établi. Ce statut exceptionnel facilite notamment les perquisitions et les assignations à résidence.

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