L'homme abattu serait un extrémiste connu des services sécuritaires français — Orly-Sud

Vanessa Beaulieu
Mars 20, 2017

Les vols au départ et à l'arrivée reprennent à Paris-Orly ce samedi après-midi mais les opérations restent fortement perturbées, après qu'un homme, qui a tenté de s'emparer de l'arme d'un militaire en patrouille, a été abattu. Mains sur la tête! "De toute façon il va y avoir des morts", crie-t-il aux militaires, a relaté le procureur de Paris, François Molins, lors d'une conférence de presse. Il se réfugie ensuite dans un commerce de l'aéroport situé à proximité, avant d'être abattu.

Un témoin interrogé par l'AFP a indiqué pour sa part avoir vu l'assaillant tenir "en otage une militaire". Durant deux minutes, la lutte est acharnée, ils tombent et Ziyed Ben Belgacem parvient à lui arracher son fusil d'assaut Famas. Jamais il a fait la prière et il boit. Une enquête a été ouverte notamment pour tentative d'homicide et d'assassinat en relation avec une entreprise terroriste.

Le père et le frère de l'assaillant s'étaient présentés d'eux-mêmes au commissariat samedi en fin de matinée, quelques heures après les faits.

Il n'y a pas eu de blessé ni d'interpellation, a-t-on précisé de même source.

Attaque à Orly : Ziyed Ben Belgacem, un délinquant multirécidiviste de 39 ans
Il me dit:"Voilà papa, je te demande pardon, j'ai fait une connerie avec un gendarme ". L'homme de 39 ans est un délinquant multirécidiviste qui avait fait de la prison.

400 marines supplémentaires en Syrie — USA
La Russie, bien que présente militairement en Syrie , ne participera pas à cette réunion de la coalition composée de pays occidentaux et arabes, a précisé M.

Les derniers éléments de l'enquête — Attaque d'Orly
Sur l'assaillant, les enquêteurs ont retrouvé 750 euros, un exemplaire du coran, un paquet de cigarettes et un briquet. Il a tenté de la désarmer à trois reprises, puis a réussi à saisir le Famas et à le placer en bandoulière.

La situation revient progressivement à la normale ce dimanche matin à Orly, au lendemain de l'attaque d'une patrouille de l'opération Sentinelle à l'aéroport.

Ce samedi matin, un homme a été abattu à l'aéroport de Paris-Orly, au terminal Sud. Entretemps, il a appelé son père pour lui avouer avoir "fait une connerie", a raconté ce dernier, et lui a demandé son "pardon", que le père lui refuse car "il a touché à un gendarme". Selon leurs déclarations, l'assaillant les a contactés après le premier incident à un contrôle routier en disant: "J'ai fait des bêtises".

L'enquête conduite par la section antiterroriste du parquet de Paris permettra de déterminer le profil et les motivations de cet individu et de reconstituer son parcours. Toutefois, après l'instauration de l'état d'urgence en 2015, une perquisition administrative de son domicile "n'avait rien donné" et aucun séjour en zone irako-syrienne n'a pour l'instant pu être établi. Ce statut exceptionnel facilite notamment les perquisitions et les assignations à résidence.

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