Une soixantaine de Ligériens au meeting de Benoît Hamon

Aubin Brasseur
Mars 20, 2017

Toutes ces tentations "ressuscitent un vieux bonapartisme, le culte du chef et du chefaillon", a prévenu Christiane Taubira en défendant le "projet structuré, logique, rationnel, responsable, avec la part qu'il faut d'intuition et de savoir" de Benoît Hamon.

Le codirecteur de campagne de Benoît Hamon estime que celui-ci peut encore remonter la pente, alors que la moitié des électeurs n'ont pas définitivement arrêté leur choix, que l'électorat d'Emmanuel Macron est encore très friable, et que le potentiel électoral de Benoît Hamon est estimé autour de 30 %.

Il s'est montré particulièrement offensif face à ses détracteurs, alors que le matin même, son ancien rival de la primaire, l'ex-premier ministre Manuel Valls, l'a éreinté dans une tribune de presse, évoquant un programme empreint d'un "cynisme ambiant où l'on promet tout et son contraire, où l'on signe des chèques".

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Pour Jean-Marc Germain, le meeting de Benoît Hamon, "c'est le lancement de la dernière ligne droite" avant les scrutins des 23 avril et 7 mai. Il a par exemple égratigné "la clause Molière" visant à imposer l'usage du français sur les chantiers publics, une "proposition de droite" qualifiée, comme l'avait fait le Premier ministre Bernard Cazeneuve, de "Tartuffe". "A Marine Le Pen", s'est-il exclamé. "Ce parti de l'argent a plusieurs noms, plusieurs visages, il a même plusieurs partis", a lancé Benoît Hamon devant quelque 20.000 partisans.

"Je veux d'abord le dire solennellement: le parti de l'argent a trop de candidats dans cette élection". Ce dimanche, à Bercy, où il tenait son grand meeting fondateur, le candidat socialiste a dénoncé le "parti de l'argent" qui a "trop de candidats" dans cette campagne présidentielle, en visant Emmanuel Macron, ancien banquier d'affaires chez Rothschild, François Fillon, empêtré dans le Penelopegate et Marine Le Pen, dans le viseur de la justice dans l'affaire des assistants parlementaires du FN. Aux cris de "On vote, ils dégagent", "Résistance" ou "Fin de la monarchie présidentielle", les manifestants ont défilé dans une ambiance bon enfant. "Notre marche prouve que nous sommes capables de diriger le pays", s'est-il félicité. "Nous voici pour proposer la VIe République sur cette place ou fut annoncée la Ve dont nous voulons tourner la page", a lancé le candidat de la "France insoumise".

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