La Fed relève ses taux d'un quart de point

Aubin Brasseur
Mars 21, 2017

L'objectif de taux des fonds fédéraux (Fed funds), principal instrument de la politique monétaire de la Fed, est ainsi porté à 0,75%-1,0%.

Cible des critiques présidentielles, la présidente de la Fed Janet Yellen avait clairement ouvert la voie à un nouveau resserrement monétaire, en arguant que le double mandat de son institution -le plein emploi et une inflation annuelle stabilisée autour de 2%- était en passe d'être atteint.

Le dollar s'est orienté à la baisse après la publication du communiqué et il cédait 0,65% à 18h10 GMT face à un panier de devises de référence.

"(Ces annonces) apaisent certaines craintes que nous avions que la Fed relève peut-être ses taux à un rythme plus rapide à l'avenir. Sa propre mesure de la hausse des prix se situe à 1,7% aujourd'hui.

Toute réaction du président américain sera d'ailleurs guettée avec attention, lui qui avait durement critiqué la Fed l'année dernière en l'accusant d'avoir maintenu ses taux artificiellement bas pour faire le jeu des démocrates et de l'administration Obama. Le taux à 10 ans US est déjà bien au-dessus de 2 %...

"Avec des ajustement progressifs de la politique monétaire, l'activité économique va croître à un rythme modéré", a-t-elle dit, usant des mêmes termes que dans ses communiqués précédents.

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La présidente de la Fed, Janet Yellen, a déclaré lors d'une conférence de presse que la modification de la politique monétaire n'était pas le reflet de conjectures de la banque centrale concernant le programme économique de Trump et qu'il y avait de grandes incertitudes sur sa politique budgétaire. En effet, "ses dernières projections économiques ne montrent quasiment aucun changement par rapport à celles de décembre".

La Fed a en effet maintenu ses projections de croissance et de chômage aux Etats-Unis cette année et a revu en légère hausse son anticipation d'inflation de base (1,9% contre 1,8% pour 2017).

La banque centrale américaine (Fed) a relevé ses taux directeurs mercredi pour la deuxième fois depuis l'élection de Donald Trump en novembre, marquant sa confiance dans la solidité de l'économie américaine tout en restant prudente.

La banque centrale n'a pas révisé ses prévisions économiques, hormis un soupçon d'optimisme ajouté à la croissance du PIB pour 2018 à 2,1% comme cette année, au lieu de 2% prévu en décembre.

Preuve de la prudence à la Fed, un de ses dirigeants Neel Kashkari s'est dissocié de ses neuf collègues du FOMC en votant contre le relèvement des taux et en assurant qu'il aurait préféré un statu quo à l'issue de cette réunion. La Fed envisage que la moyenne des taux atteindra 3% en 2019, au lieu de 2,9% précédemment évalués. Cette décision s'inscrit dans un contexte d'amélioration des perspectives de croissance mondiale et de sentiment des responsables de la Fed que l'économie américaine est proche des objectifs d'emploi et d'inflation.

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