Pratiques nazies: Berlin tente de calmer le jeu avec la Turquie

Vanessa Beaulieu
Mars 21, 2017

"En particulier Merkel", a déclaré Recep Tayyip Erdogan dans un discours télévisé.

L'Allemagne, qui héberge la plus importante diaspora turque au monde, dont 1,4 million de personnes inscrites sur les listes électorales consulaires, est au centre de la crise entre la Turquie et l'Europe.

Si les lois sont violées, "le gouvernement allemand se réserve le droit de prendre toutes mesures nécessaires, y compris de réexaminer les interventions déjà approuvées", a dit la chancelière. " Des comparaisons avec le nazisme ou des déclarations agressives contre l'Allemagne ou d'autres Etats membres sont inacceptables ", ont affirmé François Hollande et Angela Merkel, jeudi 16 mars.

Lors d'une conférence de presse à Istanbul, il a notamment déclaré, ou plutôt éructé: " Les derniers événements auxquels nous avons assisté en Europe nous montrent que le combat contre notre pays est passé à un nouveau stade.

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En 2002, entre les deux tours de la présidentielle, Jacques Chirac avait refusé de débattre avec son père Jean-Marie Le Pen. Le risque pour elle, qui n'a encore jamais participé à ce type de débats, est de devenir la cible des autres participants.

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" "Le président turc Erdogan reproche des " pratiques nazies " à Angela Merkel
Ainsi, le journal Günes s'est fait ainsi l'écho des accusations du pouvoir turc envers l'Allemagne. Ce dimanche, Sigmar Gabriel, chef de la diplomatie allemande, a voulu afficher sa fermeté.

Le président turc Erdogan avait accusé, le 5 mars, l'Allemagne d'user de "pratiques nazies", après l'interdiction, par des autorités municipales allemandes, de meetings électoraux en faveur du oui au référendum du 16 avril sur l'extension des pouvoirs présidentiels en Turquie. "Nous sommes tolérants, mais pas idiots", ajoutait-il. Ces municipalités avaient mis en avant des problèmes logistiques pour expliquer leur décision, arguant dans au moins un cas ne pas avoir été informées de la venue d'un ministre turc et du caractère politique de la manifestation.

Recep Tayyip Erdogan a aussi accusé dimanche le journaliste turco-allemand Deniz Yücel, incarcéré en Turquie, d'être un agent terroriste, tout en assurant qu'il serait jugé en toute indépendance par la justice turque.

A ce propos, le vice-Premier ministre turc Numan Kurtulmus a vilipendé lundi l'attitude "antidémocratique" des pays européens envers la Turquie, la jugeant contraire aux valeurs européennes et aux droits de l'homme.

Il s'en est pris aux propos tenus dans le week-end par le patron des services de renseignement allemands, selon qui Ankara n'a pas fourni de preuve convaincante d'une implication de Gülen et de son réseau dans le putsch avorté du 15 juillet.

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