Attentat déjoué : le point sur l'enquête

Leopold Bellegarde
Апреля 20, 2017

Les deux hommes partagent une cellule et Mahiedine M.se radicalise au contact de son cadet. Une information déjà révélée lundi soir par le procureur de la République de Paris, François Molins. Dans l'arsenal saisi par la police judiciaire figurent des charges de TATP (acronyme de triperoxyde de triacétone). Les enquêteurs s'interrogent sur un lien éventuel entre cette menace et le projet qui aurait été déjoué ce matin. Clément Baur était connu pour être proche d'islamistes tchétchènes au contact desquels il s'est converti à l'islam radical en 2007 à Nice. On sait néanmoins qu'ils se rejoignent fin mars à Marseille, après un passage à Nancy, pour louer un appartement.

Et ce depuis Marseille, puisque c'est dans la cité phocéenne que deux terroristes présumés ont été arrêtés mardi 18 avril en milieu de matinée, 58 rue de Crimée dans le 3ème arrondissement, non loin de la gare St Charles. Une incertitude mêlée de soupçon: les enquêteurs auraient en effet découvert un montage photo montrant l'un des terroristes potentiels, arme à la main et drapeau de Daesh en toile de fond, tenant un journal avec une photo de François Fillon. Les policiers ont également découvert une plaquette de 250g de TATP avec des mèches lentes intégrées, ainsi qu'une grenade artisanale composée de 250g de TATP, une caméra GoPro, six téléphones mobiles, un ordinateur portable, un drapeau de l'organisation de l'Etat islamique (EI) et un exemplaire du Coran.

Au mur de l'appartement, étaient accrochés un plan de Marseille et des photos d'"enfants morts, victimes de guerre, de bombardements ou d'exactions".

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Le 4 avril, Mahiedine Merabet a fait signe aux policiers en adressant au commissariat de Roubaix une enveloppe contenant un message en lettres manuscrites: "je vous donne ma carte d'identité et ma carte (bancaire) (.) Je vais bientôt me rendre on discutera (.), laissez moi tranquille, salut". Néanmoins, "des éléments, notamment la carte de Marseille et l'instabilité des explosifs, amènent à penser qu'ils entendaient passer à l'acte à Marseille ou dans ses environs", selon une source proche de l'enquête. Mais dans une vidéo d'allégeance à l'Etat islamique, un des suspects arrêtés, Mahiedine M., affichait dans son montage la une du JDD présentant François Fillon.

Les deux hommes ont été arrêtés par la DGSI, assistée du Raid, dans le cadre d'une enquête en flagrance ouverte à Paris le 12 avril pour association de malfaiteurs terroriste criminelle et infraction à la législation sur les armes en relation avec une entreprise terroriste. Des mandats de recherche sont délivrés contre eux. Si pour le moment, il est impossible de savoir avec "précision le jour, le ou les cibles visées", le procureur de Paris, François Molins, a précisé qu'une "vidéo interceptée le 12 avril dernier" montrait "une table sur laquelle est posée un fusil mitrailleur de type UZI", "le drapeau noir de l'Etat islamique", "des dizaines de munitions disposées afin d'écrire 'la loi du talion'" et "la une d'un quotidien" le Monde datée du 16 mars 2017 "avec en couverture un candidat à l'élection présidentielle", en l'occurrence François Fillon.

Selon une source proche de l'enquête citée par l'AFP, "ils cherchaient à impacter la période" de campagne électorale, "c'est certain", mais aucun projet précis ciblant un candidat n'a été identifié à ce stade.

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