Erdogan se défend de vouloir instaurer un système dictatorial — Turquie

Marcel Micheaux
Avril 20, 2017

En cause, la décision prise par le Haut-Conseil électoral (YSK), peu après le début du dépouillement des bulletins de vote, de considérer comme valides ceux non marqués du sceau officiel des autorités électorales.

Les deux principaux partis de l'opposition turque, le CHP (social-démocrate) et le HDP (prokurde), sont allés plus loin et ont dénoncé des "manipulations" pendant le scrutin et annoncé leur intention de demander le recomptage des voix.

L'annonce a été faite après que le président turc a remporté dimanche une courte victoire au référendum sur le renforcement de ses pouvoirs, mais l'opposition, qui l'accuse de dérive autoritaire, criait à la fraude.

C'est un message fort que vient de faire passer Trump en congratulant son homologue turc: Erdogan et le président américain restent sur la même longueur d'onde, diplomatiquement parlant et continueront d'entretenir de bons rapports, suite au référendum qui vient de se tenir en Turquie.

"Des modifications tardives dans la procédure de comptage (des voix) ont supprimé un important garde-fou" contre les fraudes, a confirmé le rapport des observateurs européens.

"Nous appelons (.) les autorités à lancer une enquête transparente sur les irrégularités présumées qui ont été constatées par les observateurs" internationaux, a déclaré mardi le porte-parole de la Commission européenne, Margaritis Schinas, appelant à la "retenue". "(.) Nous pourrons aller au-devant de notre peuple, et nous obéirons à sa décision", a lancé M. Erdogan, sans avancer de date pour une éventuelle initiative de ce type.

Dimanche soir, M. Erdogan a évoqué la possibilité d'organiser un nouveau référendum, celui-ci sur le rétablissement de la peine de mort. Paris a averti lundi qu'une telle mesure provoquerait une "rupture" avec l'Europe. "Qu'ils nous communiquent leur décision!", a ajouté M. Erdogan.

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Accueilli par une foule de partisans devant l'aéroport Esenboga, M. Erdogan s'est dirigé en cortège vers le palais présidentiel sous les vivats de supporters massés le long des routes.

Avec sa victoire, M. Erdogan, qui a échappé à une tentative de putsch le 15 juillet, pourrait en théorie rester à la tête de l'Etat jusqu'en 2029.

Le gouvernement turc a par ailleurs décidé lundi soir de prolonger de trois mois supplémentaires l'état d'urgence en vigueur depuis le putsch avorté de juillet.

"Je ne pense pas qu'Erdogan va s'écarter de l'approche musclée de la politique qu'il a adoptée jusqu'à présent", estime Fadi Hakura, du centre de réflexion londonien Chatham House. "La volonté de la nation s'est (exprimée) librement dans les urnes, cette affaire est terminée", a déclaré le chef du gouvernement.

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Aucun commentaire sur ces arrestations n'a pu être obtenu de source policière dans l'immédiat.

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