Mélenchon en meeting à Dijon décrit sa méthode de gouvernement — Présidentielle

Thibaut Duval
Avril 20, 2017

Moins de 24h plus tard, c'est Emmanuel Macron qui prendra le relais au même endroit.

Emmanuel Macron, avec 23% des intentions de vote à l'élection présidentielle, devancerait au premier tour Marine Le Pen, 22%, Jean-Luc Mélenchon, 19,5%, et François Fillon, 19%, selon un sondage Ifop-Fiducial pour Paris Match et Sud Radio publié mardi. Épiphénomène ou nouvelle configuration du jeu?

Les intentions de vote ne constituent pas une prévision du résultat du scrutin.

Marine Le Pen et François Fillon sont également visés sur la crédibilité de leurs propositions en matière de sécurité, tandis que sur les questions diplomatiques, il voit chez les candidats un "même mélange de fascination à l'égard de l'autocratie, de complaisance à l'égard du régime syrien" et "de remise en cause des alliances contractées par la France en vue d'assurer sa sécurité". Ainsi il semble plutôt que ce soit le candidat de des Républicains qui a fait une percée de +1,5%.

Au second tour, Emmanuel Macron l'emporterait avec 62% des voix, face à Marine Le Pen à 38%. Viennent ensuite le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan qui gagne un demi-point à 4%, puis le trotskiste Philippe Poutou, crédité de 2%.

Sondages : Macron, Le Pen, Fillon et Mélenchon toujours au coude à coude
Elles donnent une indication des rapports de force et des dynamiques au jour de la réalisation du sondage. Macron est donc derrière Le Pen au premier tour mais la devance de 26 points au second tour .

En direct : Jean-Luc Mélenchon à La Réunion via un hologramme
Sur le fond, comme Jean-Luc Mélenchon le théorise volontiers, la technicité se mettra au service du discours. François Fillon avait, lui, été informé de "risques avérés" d'attentat contre sa campagne.

Jean-Luc Mélenchon veut gouverner avec "beaucoup de hauts commissaires"
On trouve ensuite Benoit Hamon (8%), Nicolas Dupont-Aignan (4%) et Philippe Poutou (2%), les autres candidats à 1% ou moins. Jean Lassalle participait à un colloque sur la politique étrangère.

Après son meeting mardi soir à Dijon retransmis dans six autres villes par hologrammes, Jean-Luc Mélenchon se rend mercredi dans le Jura pour une visite du site de production "Trivolution" du groupe coopératif Demain.

Décidé à troubler la bataille pour le second tour, Jean-Luc Melenchon qui s'est hissé au coude-à-coude avec lui dans les derniers sondages, lui a promis "une veste électorale cousue main", en référence à une affaire de costumes de luxe offerts par un avocat à la réputation sulfureuse.

Enfin reste l'hypothèse Marine Le Pen, avec un élection improbable mais qui retentirait très loin. La mobilisation des troupes sera donc scrutée avec attention par les observateurs politiques. "On ne peut pas gouverner avec de la rancoeur".

"Je veux être présidente de la République française, pas de la Commission européenne, je considère que l'UE a fait beaucoup de mal à notre pays et à notre peuple, en matière économique, sociale, de disparition des frontières.", a dit Mme Le Pen pour justifier cette demande. En juin 2016, le candidat de la France insoumise avait pourtant assuré que l'Europe "on la change ou on la quitte".

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