Où vont aller les migrants — Grande-Synthe

Vanessa Beaulieu
Avril 20, 2017

Il ne reste presque plus rien du camp pour migrants de Grande-Synthe, dans le Nord, ravagé par un incendie lundi soir, après une rixe entre Kurdes et Afghans.

Médecins Sans Frontières, l'ONG qui a monté et financé le camp de la Linière début 2016, s'est dite prête à " aider logistiquement " si une réelle prise en charge est organisée. Ce camp est composé de chalets en bois proches les uns des autres.

Lundi, le sinistre, extrêmement violent, s'est déclaré "en fin d'après-midi, vers 18H00", selon Olivier Caremelle, directeur de cabinet du maire (EELV) Damien Carême, joint par l'AFP. Les Afghans étaient mécontents d'être parqués dans les cuisines collectives tandis que les Kurdes dormaient dans les 300 chalets, dont le nombre n'avait pas été accru. Les rixes entre migrants se sont poursuivies tard dans la nuit.

"Il faudra inventer quelque chose avec l'Etat, avec les collectivités, avec les associations, avec les ONG, qu'est-ce qu'on met en oeuvre pour gérer le flux de migrants et ne pas les laisser errer à gauche et à droite?"

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En pleine campagne présidentielle, l'incendie de Grande-Synthe, un camp longtemps considéré par certains comme un modèle, a suscité de vives réactions des différents candidats. De fait, les conditions d'accueil se sont fortement dégradées. "Un camp ne doit pas dépasser une centaine de migrants", a martelé l'édile. Selon le préfet du Nord, il n'est plus qu'un "amas de cendres" et ne pourra être reconstruit. "Un incendie n'est jamais prévisible mais (...) on savait qu'il y avait des risques", déplore-t-il. Même son de cloche du côté du député du Nord, Christian Hutin. "Ça courait dans tous les sens, il y a eu des tabassages, deux migrants sont tombés dans le canal après avoir été frappés", raconte un bénévole àLa Voix du Nord. "Les premières orientations en CAO auront lieu dès aujourd'hui".

Que vont devenir les migrants qui vivaient dans le camp?

Les migrants ont été évacués du camp et seront relogés dans des hébergements d'urgence, d'après le préfet. Peu après minuit, seules 165 personnes avaient toutefois été mises à l'abri, selon la préfecture, la ville de Grande-Synthe ayant notamment mis à disposition deux gymnases. "Il a évalué à "400 à 500" le nombre de personnes hébergées dans les gymnases". Les autres se sont "évaporés dans la nature", s'est désolé Christian Salomé, président de cette association.

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