Syrie: entretien Tillerson-Lavrov après une escalade verbale

Vanessa Beaulieu
Avril 20, 2017

Malgré une rencontre glaciale à Moscou entre le ministre américain des Affaires étrangères Rex Tillerson et son homologue russe Sergueï Lavrov, Donald Trump a indiqué qu'il souhaite que les Etats-Unis et la Russie s'entendent.

Soutenant qu'il ne possédait plus d'armes chimiques dans son arsenal depuis 2013, Bachar Al-Assad a ajouté que, même s'il y en avait encore, son régime ne les aurait jamais utilisées. "Nous allons œuvrer [avec les Russes, NDLR] en vue d'une enquête internationale". Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a déclaré à la suite de ses entretiens avec Rex Tillerson à Moscou que l'OIAC doit être autorisée à mener ses travaux de manière impartiale.

" Les seules informations, dont dispose le monde jusqu'à présent, sont celles publiées par la branche d'Al-Qaida", a affirmé le chef de l'Etat syrien en référence au groupe djihadiste, Fateh Al-Cham, actif dans la région.

"Il s'agit pour nous d'une fabrication à 100%".

En direct : Jean-Luc Mélenchon à La Réunion via un hologramme
Sur le fond, comme Jean-Luc Mélenchon le théorise volontiers, la technicité se mettra au service du discours. François Fillon avait, lui, été informé de "risques avérés" d'attentat contre sa campagne.

51% des gendarmes pour Marine Le Pen — Sondage
Ensuite, Jean-Luc Mélenchon voit sa remontada enfin freinée après une progression constante depuis le 17 mars. Il s'est ainsi rendu samedi au Puy-en-Velay (Haute-Loire), haut-lieu du catholicisme français.

Fox News se sépare de son présentateur vedette — Harcèlement sexuel
Le présentateur n'a jamais démenti l'existence d'allégations de harcèlement sexuel, mais leur avait nié tout fondement. Le président Donald Trump, réputé pour être un ami d'O'Reilly, s'est dit persuadé de son innocence.

Dans cette interview accordée à l'Agence France-Presse (AFP), le président syrien s'exprimait pour la première fois à la presse après l'"attaque chimique" de Khan Cheikhoun le 4 avril dernier et les représailles américaines trois jours plus tard. Les missiles chargés de gaz sarin avait fait, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), quatre-vingt sept morts dont trente-et-un enfants à Khan Cheikhoun.

Rare signe de détente lors de ces discussions, 'le président Poutine a confirmé être prêt à rétablir' l'accord de prévention des incidents aériens en vigueur en Syrie jusqu'à la frappe américaine contre une base aérienne du régime de Damas, a ainsi indiqué M. Lavrov. La Russie a en effet posé mercredi soir son veto à un projet de résolution du Conseil de sécurité sur l'attaque chimique présumée en Syrie imputée au régime d'Assad.

Selon lui, la puissance de feu du régime n'a pas été affectée par la frappe américaine. Au début de l'entretien, M. Lavrov a dit vouloir comprendre "les intentions réelles" des Etats-Unis en matière de politique internationale, afin d'éviter une "récidive" de la frappe américaine en Syrie et de travailler à la création d'un "front commun contre le terrorisme".

"Est-ce une alliance à long terme qui sert les intérêts russes, ou la Russie ne préférerait-elle pas se réaligner sur les Etats-Unis et les autres pays occidentaux et du Moyen Orient qui cherchent à résoudre la crise syrienne?", a lancé M. Tillerson. Il a également profité pour s'en prendre aux pourparlers de Genève relancés le 23 février sous l'égide de l'ONU: "Les Etats-Unis ne sont pas sérieux [dans la recherche] d'une solution politique quelconque".

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