Une tentative d'attentat déjouée à cinq jours de la présidentielle

Leopold Bellegarde
Avril 20, 2017

Les deux hommes arrêtés mardi à Marseille (sud de la France) et soupçonnés de préparer un attentat "imminent" étaient en possession de trois kilos d'explosifs, d'armes à feu et d'un drapeau de l'organisation jihadiste Etat islamique, a déclaré le procureur de Paris.

Pour le quotidien Le Figaro (droite), ce serait cependant François Fillon, le candidat du parti Les Républicains (droite), qui serait "le plus haï par les djihadistes".

Les deux hommes de 23 et 29 ans sont "soupçonnés d'un passage à l'acte imminent", a précisé l'une de ces sources. Ces deux hommes de nationalité française, dont le plus jeune était converti à l'islam, s'étaient rencontrés en prison et étaient l'objet d'une surveillance depuis des mois.

Les équipes de François Fillon, de Marine Le Pen et d'Emmanuel Macron ont été prévenues la semaine dernière, selon les informations recueillies par l'AFP auprès des candidats. François Molins n'a pas souhaité donner de renseignements plus amples sur les deux gardés à vue, mais plusieurs médias, dont le JDD, ont pu obtenir plus de détails auprès de sources proches de l'enquête.

Lors des perquisitions menées ce mardi matin dans l'appartement du centre-ville marseillais qu'ils avaient loué voilà quelques jours, les enquêteurs ont découvert plusieurs armes et des explosifs artisanaux.

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Alors que les tensions sont à leur paroxysme entre la Corée du Nord et les Etats-Unis, Donald Trump a affirmé jeudi sa volonté de "traiter" le "problème" nord-coréen.

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Zubizarreta explique ses choix — Mercato / OM
Maintenant, il y a tellement de compétitions que j'ai l'impression que les deux gardiens peuvent se partager plus de minutes. On est en train de parler de tout ça, a ajouté le dirigeant, avant d'ouvrir la porte à un jeune gardien.

Ils ont été arrêtés par la DGSI dans le cadre d'une enquête en flagrance ouverte à Paris pour association de malfaiteurs terroriste criminelle et infraction à la législation sur les armes en relation avec une entreprise terroriste. Des opérations de déminage sont également en cours dans des lieux que le ministre n'a pas souhaité révélés à ce stade des investigations.

Le président François Hollande a salué "une prise remarquable". "Tout ce que je peux dire, c'est que nos services et nos policiers ont travaillé de manière remarquable nous permettant d'arrêter deux personnes qui vont maintenant être confrontées devant des juges et des policiers pour que nous sachions exactement quelles étaient leurs intentions".

Le ministre a précisé que les suspects avaient été arrêtés dans le IIIe arrondissement de Marseille, un quartier peu sensible.

Une première enquête préliminaire avait été ouverte le 5 avril contre Mahiedine Merabet, né en juillet 1987 à Croix (Nord), après la remontée d'indices attestant la préparation d'une action violente imminente, selon la source proche du dossier. Clément Baur le 16 juillet 1993 à Ermont dans le Val d'Oise. "Au fur et à mesure, il s'est avéré que les deux enquêtes se rapportaient au même projet", a indiqué une source proche de l'enquête. Ces interpellations interviennent à cinq jours du premier tour de l'élection présidentielle, sur fond de menace terroriste très élevée en France. Du coup, plus de 50.000 policiers et gendarmes seront mobilisés pour assurer la sécurité de l'élection de dimanche.

Cinq projets d'attentats ont été déjoués depuis le début de l'année 2017, après 17 en 2016, a affirmé le 21 mars le premier ministre Bernard Cazeneuve.

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