Attaque chimique en Syrie: Assad n'acceptera qu'une enquête "impartiale"

Aubin Brasseur
Avril 22, 2017

Il s'agit du huitième veto de la Russie au Conseil de sécurité visant à protéger son allié syrien.

Lors de la réunion du G7 (Etats-Unis, Japon, Allemagne, France, Grande-Bretagne, Canada et Italie), les participants ont plaidé pour un cessez-le-feu garanti par un dispositif international.

Ce mercredi 12 avril, Rex Tillerson, le chef de la diplomatie américaine, a rencontré son homologue russe, Sergueï Lavrov, et pourrait, peut-être, s'entretenir avec Vladimir Poutine.

"Notre impression est que l'Occident, principalement les Etats-Unis, est complice des terroristes et qu'il a monté toute cette histoire pour servir de prétexte à l'attaque" américaine du 7 avril contre une base aérienne d'où les avions syriens à l'origine de l'attaque chimique auraient décollé. "Malgré tous les problèmes existant, il existe des perspectives considérables pour travailler ensemble", a toutefois assuré M. Lavrov, se disant "ouvert au dialogue dans tous les domaines". Cette agression avait amené le président américain Donald Trump à ordonner une frappe contre une base aérienne syrienne.

Quelques heures avant de recevoir le responsable américain, Vladimir Poutine avait déclaré que les relations entre Moscou et Washington étaient désormais à un niveau pire qu'à l'époque de la présidence de Barack Obama.

La Russie, elle, se tient à une ligne claire: il faut regarder du côté des rebelles, l'armée syrienne ne disposant plus d'armes chimiques depuis le démantèlement de son arsenal sous supervision internationale. Il n'en demeure pas moins que pour l'administration américaine, il n'y a "pas de doute" que le régime de Damas est responsable de l'attaque chimique présumée.

"Il y a un faible niveau de confiance entre nos deux pays".

L'auteur était l'objet d'une enquête antiterroriste — Attentat Paris
Il estime qu'il faut " démontrer que les violents n'auront pas le dernier mot contre les républicains ". Une différence de nationalité qui pousse les enquêteurs à s'interroger sur d'éventuelles complicités.

Présidentielle française Quatre candidats sont au coude à coude
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Deux hommes suspectés de préparer un attentat pendant l'élection présidentielle avaient déjà été arrêtés mardi matin à Marseille. L'organisation terroriste Etat islamique (EI) a revendiqué l'attentat, à travers son organe de propagande Amaq.

L'attaque chimique présumée a provoqué une brusque montée des tensions autour du conflit en Syrie.

A la suite de ces frappes, Moscou a suspendu sa participation à l'accord de prévention des incidents aériens en vigueur en Syrie.

Dans le même temps, les États-Unis, la France et le Royaume-Uni ont présenté au Conseil de sécurité un nouveau projet de résolution demandant la coopération du régime syrien dans une enquête sur l'attaque chimique.

Sa visite précède une rencontre tripartite entre M. Lavrov et les chefs de la diplomatie syrien Walid Mouallem et iranien Mohammad Javad Zarif, prévue "à la fin de la semaine à Moscou", selon la porte-parole de la diplomatie russe.

Le secrétaire d'État a concédé que les États-Unis et la Russie ont des différences "importantes" qui nuisent à leur collaboration, mais il a dit espérer que son déplacement puisse contribuer à un rapprochement.

Sur le terrain, un accord pour évacuer quatre villes syriennes assiégées a commencé à être appliqué mercredi, 30.000 personnes devant être évacués de deux localités aux mains du régime dans la province d'Idleb et de deux enclaves rebelles assiégées par les forces gouvernementales dans la province de Damas.

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