Bachar el-Assad : l'attaque chimique présumée est "une fabrication à 100%"

Vanessa Beaulieu
Avril 21, 2017

Après avoir utilisé son veto pour bloquer un projet de résolution du Conseil de sécurité réclamant une enquête internationale sur cette attaque chimique, Moscou propose que l'agence de l'ONU chargée du contrôle des armes chimiques envoie un groupe d'investigateurs en Syrie. Et Donald Trump de saluer en son homologue russe "le dirigeant d'un pays fort".

"Ce serait merveilleux (.) si l'Otan et notre pays pouvaient s'entendre avec la Russie", a-t-il lancé mercredi lors d'une conférence de presse à la Maison Blanche avec le secrétaire général de l'Alliance atlantique Jens Stoltenberg. Le président Vladimir Poutine a, lui, répété qu'il ne voyait aucun élément prouvant la responsabilité de Damas, tout en mettant en garde contre des "provocations" en préparation de la part des rebelles qui utiliseraient des armes chimiques pour mettre ensuite Damas en cause.

La Russie et les Etats-Unis se sont dits prêts mercredi à aller de l'avant et tenter de surmonter leur "faible niveau de confiance" pour mener notamment une "lutte implacable contre le terrorisme", à l'issue de la visite à Moscou du secrétaire d'Etat américain Rex Tillerson. "Il s'agit pour nous d'une fabrication à 100%", a-t-il déclaré dans sa première interview après l'attaque et les représailles américaines. Le 4 avril, 87 civils, dont de nombreux enfants, meurent dans le bombardement d'un village syrien. Mercredi, il a même jugé "possible" que la Russie, alliée de la Syrie, ait été au courant de ce raid, en précisant que le Pentagone se penchait sur cette question.

Vladimir Safronkov, représentant de la Russie, appose son veto à une résolution condamnant l'utilisation présumée d'armes chimiques en Syrie au Conseil de sécurité des Nations unies, à New York, le 12 avril 2017. Un constat partagé par le secrétaire d'Etat américain, qui, à l'occasion de la première visite d'un membre du gouvernement de Donald Trump en Russie, a déclaré que les relations entre les deux pays étaient en berne et marquées par un profond manque de confiance.

Le président syrien a affirmé qu'il voulait une enquête sur ce qui s'est passé à Khan Cheikhoun, mais à condition qu'elle soit "impartiale".

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Mais M. Lavrov a rappelé les précédents chaos provoqués selon lui par les chutes des "dictateurs" Saddam Hussein ou Mouammar Kadhafi. A un niveau pire même que sous la présidence de Barack Obama.

Les tensions entre Moscou et Washington au sujet de la Syrie se sont dégradées à la suite d'une frappe de missiles américaine contre une base aérienne militaire syrienne jeudi dernier.

Moscou intervient militairement en soutien à Damas depuis septembre 2015 et les Etats-Unis pilotent depuis septembre 2014 une coalition internationale anti-jihadistes.

"Malgré tous les problèmes existant, il existe des perspectives considérables pour travailler ensemble", a assuré M. Lavrov.

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