Fekl promet des "centaines" de places en centre d'accueil — Grande-Synthe

Marcel Micheaux
Avril 21, 2017

Lundi soir, les trois quarts des chalets en bois du camp de Grande-Synthe, créé en mars 2016, ont été réduits en cendres par les multiples départs de feu, à la suite de violentes bagarres survenues entre Kurdes irakiens et Afghans.

La totalité du camp a été évacuée dans la nuit, selon le préfet du Nord Michel Lalande, sur place dès lundi soir. L'endroit, réputé pour être tenu par des passeurs kurdes irakiens, avait été le théâtre de plusieurs incidents sérieux ces derniers mois, nécessitant de faire appel à la police.

Si aucun bilan complet n'est, pour l'heure, disponible - l'incendie n'était pas encore éteint vers 2h00 du matin ce mardi - le Centre opérationnel d'incendie et de secours (Codis) du Nord a d'ores et déjà comptabilisé une dizaine de blessés.

MIGRANTS Au lendemain de l'incendie qui a ravagé le camp de Grande-Synthe (Nord), l'État tente de réorganiser l'accueil des migrants. Dites-le en commentaire. Les rixes entre migrants se sont poursuivies tard dans la nuit. "Alors qu'ils étaient entassés dans des cuisines collectives, les Kurdes étaient logés dans des chalets". Et donc de se faire une idée vraiment précise de l'étendue des dégâts.

Les flammes étaient visibles à plusieurs kilomètres à la ronde, tandis que de très nombreux pompiers se pressaient autour du camp pour maîtriser le sinistre qui ravageait au moins la moitié de sa surface, a de son côté constaté un correspondant de l'AFP.

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L'origine de la rixe serait due à l'arrivée massive de migrants afghans à Grande-Synthe, après le démantèlement par la jungle de Calais.

Le sinistre n'est "pas lié" à des failles de sécurité, a insisté Olivier Caremelle. Les ministres de l'Intérieur et du Logement, Matthias Fekl et Emmanuelle Cosse, se rendent sur place ce mardi 11 avril. "Une fois de plus nous sommes obligés de constater à Médecins du Monde que les pouvoirs publics au niveau de l'État n'ont pas été à la hauteur des exigences qui devaient être mises en place dans ce camp pour ne pas aboutir à ce genre de situation", dénonce Amine Trouvé Baghdouche.

Entretemps, notamment du fait du démantèlement de la "Jungle" de Calais, la population du camp, qui était retombée à 700 de par la volonté de la municipalité, avait à nouveau grossi.

Tout en rappelant que le site n'avait "pas vocation à rester définitivement", la mairie se disait fière de ce "camp humanitaire dont la fonction première est l'hospitalité".

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