La Turquie rejette l'appel de l'UE à une enquête sur le référendum

Vanessa Beaulieu
Avril 21, 2017

Mais l'opposition au président Erdogan met en cause la légitimité de sa victoire à cause de la décision prise à la dernière minute par le YSK de considérer comme valides les bulletins non marqués du sceau officiel des autorités électorales. "Est-ce suffisant? Je ne crois pas", avait déclaré M. Erdogan le 7 avril. L'opposition a de son côté dénoncé des 'manipulations' et annoncé qu'elle contesterait ce résultat.

Approuvé d'une courte majorité, avec un peu plus de 51% des voix en faveur du "oui", le référendum a été critiqué par les observateurs européens et les partis d'oppositions, qui ont déposé des recours.

Avant sa rencontre avec M. Trump, M. Erdogan doit se rendre en Russie et rencontrer le président Vladimir Poutine le 3 mai, ont rapporté les médias turcs.

Pourtant, les observateurs du Conseil de l'Europe et de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) estiment que le référendum qui a vu le "oui " l'emporter s'est déroulé dans des conditions inéquitables. 'Le Turquie ouvre une nouvelle page de son histoire démocratique', a-t-il lancé.

Aux Européens qui ont accueilli froidement le résultat du référendum, Recep Tayyip Erdogan réplique en disant qu'il pourrait tout aussi bien organiser un autre référendum qui pourrait porter cette fois sur l'adhésion à l'Union européenne (UE).

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L'opposition fulmine, l'UE veut une enquête — Référendum turc
L'opposition allègue ainsi que 3 millions de bulletins seraient frauduleux, précisent Les Echos . A vrai dire, ce n'est pas très important pour nous.

La Commission européenne a souligné les " sérieuses préoccupations " exprimées par le Conseil de l'Europe au sujet des modifications de la constitution turque, soumises au referendum du 16 avril prochain.

Avec sa victoire, M. Erdogan, qui a échappé à une tentative de putsch le 15 juillet 2016, pourrait en théorie rester à la tête de l'Etat jusqu'en 2029.

Le résultat du référendum, attendu même si les observateurs ne s'attendaient pas à un score aussi serré, alarme la plupart des hommes politiques et politologues tchèques qui expriment leurs inquiétudes vis-à-vis de l'évolution de la situation en Turquie.

" Une relation entre la Turquie et l'UE basée uniquement sur l'économie et le commerce serait un énorme coup dur pour les démocrates turcs et ceux qui soutiennent la modernisation du pays". "L'Union européenne menace de geler les négociations".

" Non seulement la réforme constitutionnelle proposée confère des pouvoirs autoritaires au Président Erdoğan, mais elle perturbe également l'équilibre démocratique des pouvoirs en Turquie", a regretté Guy Verhofstadt, chef de file de l'ALDE, qui dénonce également la répression et les arrestations de journalistes lors de la campagne". "L'Europe le souhaite. Il n'est pas certain que le leadership turc y voit son intérêt", notait Marc Pierini.

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