L'opposition fulmine, l'UE veut une enquête — Référendum turc

Vanessa Beaulieu
Avril 21, 2017

Dès le 16 avril, Recep Tayyip Erdoğan, le président turc, a évoqué un référendum sur le rétablissement de la peine de mort, une ligne rouge pour l'UE qui exclurait de fait tout projet d'adhésion. "Il a perdu les principales grandes villes de Turquie, Istanbul en tête'", souligne le politologue turc Ahmet Insel, cité par Libération.

Une mission commune d'observateurs de l'OSCE et du Conseil de l'Europe estime que la campagne référendaire turque s'est déroulée dans des conditions inéquitables. L'opposition allègue ainsi que 3 millions de bulletins seraient frauduleux, précisent Les Echos.

En réponse au rapport des observateurs internationaux, qui ont jugé le processus référendaire non conforme aux normes démocratiques, le président Erdogan leur a répondu, " restez chez vous ".

"Côte-à-côte contre le fascisme", ont scandé les manifestants en arpentant les rues de Kadikoy sur la rive asiatique d'Istanbul, se dirigeant vers le siège du Haut-Conseil électoral. Le président américain Donald Trump avait fait de même la veille, sans émettre de réserves sur un scrutin que l'opposition estime entaché de fraudes.

Pourquoi Mélenchon pense conjurer l'échec de 2012 — Présidentielle
Juste avant le week-end, deux sondages ont vu le leader de La France insoumise atteindre la barre des 20% d'intentions de vote. En meeting à Toulouse dimanche 16 avril devant plusieurs dizaines de milliers de personnes, M.

Colis suspect découvert à Liège: un individu interpellé
Son attitude fut d'emblée jugée suspecte car il a pris la fuite en courant lorsqu'on lui a signalé qu'il oubliait ses sacs. L'alerte a été donnée après la découverte de deux sacs suspects dans un bus, rue louis Jamme.

Affrontements au Parc OL avant Lyon-Besiktas — Ligue Europa
La communauté turque est très importante en France, ils ont pu récupérer plus de billets qu'on ne l'avait imaginé. L'OL n'a pas fait de demande officielle pour que le match retour se joue à huis clos, jeudi prochain à Istanbul.

Selon Oytun Orhan, analyste politique du Centre turc des études stratégiques du Proche-Orient, "la Turquie a l'impression que les États-Unis se servent de la lutte contre Daech pour atteindre leurs objectifs, à savoir créer une zone d'influence américaine dans le nord de la Syrie en renforçant les positions des forces kurdes des Unités de protection du peuple (YPG) ". Le ton a été ferme à l'égard de Bruxelles. "Une telle déclaration spéculative de la part d'un porte-parole ne peut être acceptée", a déclaré au cours d'une conférence de presse le ministre turc des Affaires européennes, Omer Celik.

Coutumier des tensions avec les Européens, M. Erdogan a en tout cas rejeté par avance tout rapport critique qui pourrait venir de leur part: "Nous ne voyons et nous ne tenons pas compte de tout rapport que vous pourriez préparer", a-t-il lancé à ses supporters. A vrai dire, ce n'est pas très important pour nous.

M. Yildiirm a indiqué mardi que M. Erdogan serait invité, après l'annonce des résultats définitifs fin avril, à réintégrer le parti au pouvoir (AKP), appliquant ainsi le premier point d'une réforme dont la plupart des volets entreront en vigueur en 2019. Outre la prolongation de l'état d'urgence en place depuis juillet dernier pour trois mois supplémentaires, "dernièrement, il y a eu ces menaces de laisser passer les migrants, ces meetings annulés en Europe et puis la comparaison des Pays-Bas à un 'régime nazi'", énumère L'Express. "Les négociations sont gelées de facto depuis longtemps".

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