L'opposition fulmine, l'UE veut une enquête — Référendum turc

Vanessa Beaulieu
Avril 21, 2017

Dès le 16 avril, Recep Tayyip Erdoğan, le président turc, a évoqué un référendum sur le rétablissement de la peine de mort, une ligne rouge pour l'UE qui exclurait de fait tout projet d'adhésion. "Il a perdu les principales grandes villes de Turquie, Istanbul en tête'", souligne le politologue turc Ahmet Insel, cité par Libération.

Une mission commune d'observateurs de l'OSCE et du Conseil de l'Europe estime que la campagne référendaire turque s'est déroulée dans des conditions inéquitables. L'opposition allègue ainsi que 3 millions de bulletins seraient frauduleux, précisent Les Echos.

En réponse au rapport des observateurs internationaux, qui ont jugé le processus référendaire non conforme aux normes démocratiques, le président Erdogan leur a répondu, " restez chez vous ".

"Côte-à-côte contre le fascisme", ont scandé les manifestants en arpentant les rues de Kadikoy sur la rive asiatique d'Istanbul, se dirigeant vers le siège du Haut-Conseil électoral. Le président américain Donald Trump avait fait de même la veille, sans émettre de réserves sur un scrutin que l'opposition estime entaché de fraudes.

Bastia et ses "4 mesures fortes"
Pour rappel, Bastia est dernier du championnat, avec trois points de retard sur Nancy, premier non relégable. Mais je pense que si Bastia avait reçu un autre club que Lyon dimanche, des incidents auraient éclaté.

Apple veut produire des appareils à partir de matériaux recyclés
Apple a également annoncé que 96% de ses usines et 100% de ses centres de données fonctionnaient grâce aux énergies renouvelables.

Présidentielle : la soirée de dimanche inquiète les instituts de sondage
A quelques jours du premier tour, le ton semble au soutien de son candidat, plus qu'à la critique de ses adversaires. Nathalie Arthaud , la candidate de Lutte Ouvrière, a ensuite pris la parole, suivie de Marine Le Pen.

Selon Oytun Orhan, analyste politique du Centre turc des études stratégiques du Proche-Orient, "la Turquie a l'impression que les États-Unis se servent de la lutte contre Daech pour atteindre leurs objectifs, à savoir créer une zone d'influence américaine dans le nord de la Syrie en renforçant les positions des forces kurdes des Unités de protection du peuple (YPG) ". Le ton a été ferme à l'égard de Bruxelles. "Une telle déclaration spéculative de la part d'un porte-parole ne peut être acceptée", a déclaré au cours d'une conférence de presse le ministre turc des Affaires européennes, Omer Celik.

Coutumier des tensions avec les Européens, M. Erdogan a en tout cas rejeté par avance tout rapport critique qui pourrait venir de leur part: "Nous ne voyons et nous ne tenons pas compte de tout rapport que vous pourriez préparer", a-t-il lancé à ses supporters. A vrai dire, ce n'est pas très important pour nous.

M. Yildiirm a indiqué mardi que M. Erdogan serait invité, après l'annonce des résultats définitifs fin avril, à réintégrer le parti au pouvoir (AKP), appliquant ainsi le premier point d'une réforme dont la plupart des volets entreront en vigueur en 2019. Outre la prolongation de l'état d'urgence en place depuis juillet dernier pour trois mois supplémentaires, "dernièrement, il y a eu ces menaces de laisser passer les migrants, ces meetings annulés en Europe et puis la comparaison des Pays-Bas à un 'régime nazi'", énumère L'Express. "Les négociations sont gelées de facto depuis longtemps".

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