Une fin de campagne bouleversée par l'attentat des Champs-Elysées — Présidentielle

Vanessa Beaulieu
Avril 21, 2017

L'identification de l'homme qui a ouvert le feu contre des policiers jeudi soir sur les Champs-Elysées n'a pas traîné. Le conducteur sort et tire à l'arme automatique contre le véhicule des forces de l'ordre, tuant l'un des policiers et essayant de s'en prendre aux autres en courant.

Dans la voiture, les enquêteurs ont retrouvé un fusil à pompe, deux gros couteaux et un sécateur. Mais il avait été remis en liberté faute de preuves suffisantes.

Il avait déjà été condamné en 2005 à quinze ans de réclusion pour tentatives d'homicide volontaire notamment sur un policier en région parisienne. Pendant sa garde à vue, il avait tenté de tuer un policier après lui avoir volé son arme. Il était visé par une enquête antiterroriste pour avoir manifesté son intention de tuer des policiers. L'agresseur, dont l'identité est connue et vérifiée, selon le procureur de la République de Paris, François Molins, a été abattu.

Par ailleurs, trois membres de l'entourage familial de l'assaillant des Champs-Elysées ont été interpellés et placés en garde à vue, selon des sources judiciaires relayées par les médias français. L'organisation a affirmé que l'auteur de l'attaque dans ce lieu symbolique de Paris, fréquenté par les touristes du monde entier, est "Abu Yussef le Belge".

Cela pose donc la question de savoir si l'EI a revendiqué l'attentat avec le nom de l'assaillant des Champs-Elysées.

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Cet acte lui aurait permis d'obtenir jusqu'à 3,9 milliards d'euros de gains d'après le quotidien allemand Bild . Notons enfin qu'un irakien qui se retrouvait sur place a été suspecté en premier lieu avant d'être relâché.

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Parmi eux, Georges Pernoud , 69 ans, qui a senti le vent tourner depuis que l'émission "Thalassa" est passée d'une diffusion hebdomadaire à un rythme mensuel.

Macron en tête (sondage) — Présidentielle
Le chef de l'Etat a promis que les services de l'Etat seraient "d'une vigilance absolue " pour sécuriser le scrutin, dimanche. Fillon a évoqué "d'autres violences en cours", elles aussi démenties par les autorités.

Un avis de recherche visant un homme signalé par les services belges "est parvenu aux services français, hier", a déclaré vendredi, le porte-parole du ministère de l'Intérieur sans confirmer avec certitude un lien avec l'attentat de jeudi soir sur les Champs-Elysées. L'homme s'est présenté dans la matinée dans un commissariat d'Anvers, a précisé Pierre-Henry Brandet peu après.

La préfecture de police a souligné que les circonstances de l'attaque n'étaient "pas déterminées". "Les fanatiques avaient annoncé depuis fort longtemps que les policiers seraient des cibles".

Le 13 juin 2016, un policier et sa compagne ont ainsi été tués à leur domicile à Magnanville, à l'ouest de Paris, par un homme qui s'était réclamé du groupe EI.

Des militaires ont aussi été blessés dans des attaques récentes, le 18 mars à l'aéroport parisien d'Orly et le 3 février au Carrousel de Louvre. Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP.

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