L'identité du terroriste des Champs-Élysées dévoilée — France

Aubin Brasseur
Avril 22, 2017

Trois personnes de son entourage ont été placées en garde à vue.

Jeudi 20 avril dans la soirée, à trois jours du premier tour de l'élection présidentielle, un policier a été tué en plein coeur de Paris, sur l'avenue des Champs-Elysées. Il est descendu et a ouvert le feu avec un fusil d'assaut kalachnikov sur le véhicule, tuant sur le coup le policier de 37 ans assis au volant, de deux balles à la tête, a précisé vendredi à la presse le procureur de Paris, François Molins.

Cheurfi a en effet été condamné en 2005 à quinze ans de réclusion pour tentatives de meurtres pour avoir quatre ans plus tôt blessé grièvement par balles un élève gardien de la paix et son frère. Dans le véhicule dont il s'est servi pour arriver sur les lieux, les policiers ont retrouvé un fusil à pompe et des munitions, deux couteaux, un sécateur et un Coran.

L'assaillant, Karim Cheurfi, 39 ans, déjà condamné pour avoir tenté de tuer des policiers en 2001, n'était pas connu comme islamiste radicalisé. Il s'avère que cet homme était visé par une enquête antiterroriste.

Au terme de vingt-quatre heures d'une enquête éclair, la fine fleur de la police antiterroriste commence à faire le jour sur la sanglante attaque menée jeudi au nom de Daech sur les Champs-Élysées.

Karim Cheurfi avait été arrêté le 23 février puis relâché le lendemain sur ordre de la justice faute d'éléments, selon des sources proches de l'enquête. Il semble avoir agi seul mais l'enquête devra déterminer s'il a bénéficié de complicités, selon le procureur de la République de Paris, François Molins.

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Enfin, il a aussi obtenu la garantie n'y aurait aucune poursuite judiciaire, pénale et financière envers " les signataires de l'accord ".

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Salim, qui l'avait vu pour la dernière fois il y a quelques semaines, le décrit auprès de l'AFP comme un type qui "a un grain" et "a passé une bonne partie de sa vie en prison". Pour un voisin, qui dit le connaître depuis vingt ans, "ses actes, ses réactions, sa façon de marcher, son attitude étaient en décalage, comme s'il venait de Mars".

La fin de la campagne électorale a été bouleversée par cette attaque sur la plus célèbre des avenues de la capitale française.

Vendredi matin, sur les Champs-Elysées, touristes et commerçants restaient anxieux. L'homme était bien connu des forces de police.

La présidentielle, très indécise, se tiendra sous le régime de l'état d'urgence, instauré dans la foulée des attentats du 13 novembre 2015.

Le premier ministre socialiste français Bernard Cazeneuve a accusé vendredi la candidate de l'extrême droite à la présidentielle, Marine Le Pen, d'"instrumentaliser" l'attentat de jeudi à Paris pour "alimenter la peur".

"Dimanche constitue pour nous une journée de tous les dangers", a rappelé Céline Berthon, secrétaire générale du syndicat des commissaires de police (SCPN), affirmant sur Europe1 que "le maximum sera fait". Un policier et sa compagne avaient été tués en juin en région parisienne, devenant le symbole des forces de l'ordre particulièrement visées par les jihadistes. Selon les autorités, un nouvel attentat a été déjoué mardi avec l'arrestation à Marseille (sud) de deux hommes soupçonnés de préparer "une action violente".

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