Uber: Les utilisateurs iPhone traqués, Apple aurait menacé de supprimer l'application

Marie-Ange Beliveau
Avril 25, 2017

Selon le New York Times, lui et Travis Kalanick se seraient rencontrés début 2015, dans une ambiance particulièrement tendue.

En agissant de la sorte, outre le fait d'avoir certainement froissé Apple, Uber a certainement aussi trahi les utilisateurs qui lui faisaient confiance en exploitant certaines de leurs informations personnelles à leur insu. L'objectif étant pour eux de surveiller une fraude assez fréquente, notamment en Chine, qui consiste à acheter des téléphones d'occasion, pour réinstaller l'application Uber et profiter du compte de l'ancien propriétaire. Travis Kalanick, patron de l'entreprise de transports, aurait même demandé à ses employés de trouver un stratagème pour ne pas se faire attraper par les ingénieurs d'Apple. Apple aurait alors menacé de retirer Uber de l'App Store si le service ne stoppait pas immédiatement de traquer les utilisateurs, une pratique qui va à l'encontre des règles instaurées par Apple pour l'accès à son marché applicatif.

Le New York Times met directement en cause la personnalité de Travis Kalanick pour expliquer les déboires actuels d'Uber. Pour y remédier, les ingénieurs d'Uber ont trouvé la parade: ajouter un petit bout de code dans leur application afin de reconnaître les iPhone, une pratique appelée "fingerprinting".

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Un porte-parole d'Uber se défend dansThe Verge des accusations de profilage des utilisateurs, arguant que cette méthode était utilisée afin de limiter la fraude lorsqu'un téléphone est volé et que ces techniques sont toujours utilisées actuellement dans le respect des conditions d'utilisation définies par Apple. Uber a également utilisé entre 2014 et 2016 un programme baptisé "Hell", lui permettant de suivre la localisation des conducteurs.

Vous ne pourrez peut-être bientôt plus utiliser Uber depuis votre iPhone. Le mois dernier, leur logiciel Greyball qui permet à Uber d'analyser les informations de ses utilisateurs afin d'aider leurs chauffeurs à échapper à la justice dans des pays où la startup n'est pas autorisée, avait fait scandale. Le journal explique ainsi que dès 1998, Travis Klanick versait déjà dans les pratiques louches.

Les nuages noirs continuent de s'accumulent au-dessus de la tête d'Uber. Susan Fowler avait ainsi longuement décrit l'inaction de sa hiérarchie face aux plaintes de plusieurs femmes dans un post de blog largement partagé. Mais quelques semaines plus tard, lui-même était mis en cause par la diffusion d'une vidéo le montrant en train d'injurier un chauffeur.

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