Emmanuel Macron adoube ses candidats aux législatives — France

Aubin Brasseur
Mai 12, 2017

Avant la passation de pouvoir officielle prévue dimanche, Emmanuel Macron a assisté mercredi au côté du président sortant à la commémoration de l'abolition de l'esclavage. Il a ajouté qu'"à chaque fois qu'on l'oubliait cela pouvait coûter cher", a indiqué le porte-parole du gouvernement, alors qu'Emmanuel Macron entend légiférer par ordonnances cet été sur le droit du travail.

Manuel Valls s'est élevé contre son éventuelle exclusion: "Le PS va exclure un ancien Premier ministre qui a toujours été loyal (.) sans jamais exclure ou se poser la question de ceux qui votaient contre la loi de Finances ou de ceux qui préparaient des motions de censure?".

Le jeune mouvement politique centriste d'Emmanuel Macron, "En Marche!". Pour mener les réformes promises dans un pays très divisé, il lui faut rassembler derrière lui des personnalités issues de la droite et de la gauche modérées.

Le responsable de la Commission nationale d'investiture du parti En Marche, Jean-Paul Delevoye, a estimé ce mercredi sur Europe 1 que l'ancien Premier ministre Manuel Valls ne répond pas "à ce jour" les critères pour investir le parti, notamment puisqu'il n'est pas encore adhérent. Elle a dans le même temps été fraîchement reçue par le mouvement "En marche" maintenant rebaptisé "La République en marche".

"Ce Parti socialiste est mort", a insisté l'ancien Premier ministre, appelant à "donner une majorité large et cohérente, sans futurs frondeurs, si vous voyez ce que je veux dire, à Emmanuel Macron pour qu'il puisse gouverner".

A titre de rappel, le numéro 2 du parti d'Emmanuel Macron en la personne de Richard Ferrand a déclaré, lundi soir que le mouvement créée par Emmanuel Macron allait se muer en parti baptisé La République en marche. Il a néanmoins affirmé qu'il ne quitterait pas pour autant le parti dont il incarne l'aile gauche.

François Hollande affirme qu'il sera "toujours à côté" d'Emmanuel Macron
Les employés, eux, sont plus divisés: ils se sont prononcés à 54% pour Emmanuel Macron , et à 46% pour Marine Le Pen . Un record, eu égard à la jeunesse du nouveau chef d'Etat français et de son entrée en politique toute récente.

L'économie a créé 49.400 emplois salariés marchands (+0,3%) au 1er trimestre — France
L'interim, quant à lui, rattrape presque son niveau record de début 2007 (677.0500 salariés) avec ces 668.500 actuels. Le nombre de demandeurs d'emploi exerçant une petite activité (catégories B et C) est en hausse de 8,9% sur 12 mois.

Montpellier: Gasset confirme son départ
Matias Almeyda, l'entraîneur du Deportivo Guadalajara, a été proposé sans suite pour le moment. Dimanche contre Lyon, puis la semaine prochaine à Angers, où son mandat prendra fin.

"Le jeune président et les vieux partis", titrait cette semaine le quotidien régional La Voix du Nord, pour résumer, à la manière d'une fable, l'électrochoc politique suscité par la victoire du centriste pro-européen, élu à 39 ans, sans attache partisane, sans expérience électorale et sans parti structuré.

En attendant, Les Républicains ont validé, sans vote, en bureau politique leur programme amendé pour les législatives, revenant sur quelques dispositions du projet de leur candidat à la présidentielle François Fillon.

Les secousses n'épargnent pas les extrêmes. Marion Maréchal-Le Pen, l'une des deux membres du Front national à l'Assemblée nationale, a annoncé qu'elle ne briguerait pas un nouveau mandat aux élections législatives de juin. La nièce de la patronne du parti a expliqué son retrait par des raisons "personnelles et politiques".

Déçu par l'échec de sa candidate, le FN devait en analyser les causes et définir sa ligne pour les législatives.

Mais là encore, sur fond de désaccords: le chef du Parti communiste, Pierre Laurent, a accusé la gauche radicale de refuser de sceller un accord pour les législatives."Pierre Laurent ment", a répliqué M. Mélenchon.

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