Nouveau scandale, Trump aurait demandé au FBI d'arrêter une enquête — Etats-Unis

Aubin Brasseur
Mai 18, 2017

Les journalistes s'appuient sur un mémo confidentiel de James Comey.

Ces révélations pourraient en tout cas constituer une possible obstruction à la justice. Le député républicain Jason Chaffetz, président de la Commission parlementaire de surveillance de l'action gouvernementale, a demandé mardi soir une retranscription des communications entre Trump et James Comey, et s'est dit prêt à le faire via une assignation.

L'exécutif rappelle également que le directeur intérimaire du FBI, Andrew McCabe, a assuré qu'il n'y avait pas eu d'interférence dans les enquêtes du FBI, lors d'une audition au Sénat la semaine dernière. Il a été contraint à la démission le 13 février pour avoir omis de révéler des contacts répétés avec l'ambassadeur russe aux Etats-Unis, dont certains auraient porté sur des sanctions américaines contre Moscou.

Selon le New York Times, l'ancien patron du FBI avait pris pour habitude de rédiger des mémos sur ses conversations avec Donald Trump en raison de ce qu'il percevait comme des "tentatives déplacées du président d'influencer une enquête en cours".

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Les réactions ont fusé au Congrès où la pression monte depuis quelques jours pour que James Comey vienne livrer sa version des faits. Le chef de file de l'opposition démocrate du Sénat, Chuck Schumer, se dit "secoué." . "C'est un test sans précédent pour le pays". Si le président américain s'était montré trop bavard avec un visiteur britannique, il est certain que le faux pas serait passé largement inaperçu, ou aurait été plus facilement pardonné.

Le général Herbert McCaster, conseiller à la Sécurité nationale auprès du président américain affirme au contraire que Donald Trump ne connaissait pas la source de ces informations ni l'identité du pays qui les avait fournies, et donc qu'il ne pouvait pas " griller " cet agent infiltré.

Comme la veille, H.R. McMaster, qui a assisté à la fameuse rencontre, n'a pas explicitement démenti que des informations secrètes aient été partagées avec les responsable russes. "En tant que Président, je voulais partager avec la Russie (lors d'une réunion ouvertement programmée à la Maison-Blanche), comme j'ai parfaitement le droit de le faire, des faits liés au terrorisme et à la sécurité aérienne", s'est-il ainsi justifié. Il a expliqué l'avoir fait "pour des raisons humanitaires" et vouloir "en plus que la Russie renforce nettement sa lutte contre l'EI et le terrorisme". D'autres rappelaient les propos de Donald Trump, qui avait laissé entendre la semaine dernière qu'il avait enregistré ses échanges avec le patron du FBI.

Pour Leon Panetta, ancien directeur de la CIA, cette nouvelle affaire "entame la crédibilité de la présidence" américaine.

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