Poutine "prêt à fournir l'enregistrement" — Rencontre Trump-Lavrov

Vanessa Beaulieu
Mai 18, 2017

Donald Trump avait déclenché un tollé en mars en accusant l'ex-président Barack Obama de l'avoir mis sur écoute, avec le recours de l'agence de surveillance britannique, le GCHQ. Le quotidien cite une note de James Comey limogé la semaine dernière. L'organisation a en outre demandé au directeur par intérim du FBI Andrew McCabe de fournir toutes notes que M. Comey pourrait avoir prises relativement à des discussions qu'il a eues avec la Maison-Blanche ou des responsables du département de la Justice au sujet de l'enquête qu'il menait jusqu'à tout récemment sur la présumée ingérence de la Russie dans la campagne électorale de 2016.

Le conseiller à la sécurité nationale Michael Flynn 'est un gars bien.

Selon le New York Times, James Comey était connu auprès de ses collaborateurs pour noter scrupuleusement le contenu de toutes les conversations dont il pensait qu'elles pouvaient prêter à discussion par la suite. Si l'affaire se résumait in fine à la parole de M. Comey contre de M. Trump, "il est assez évident que je ferais plus confiance au directeur Comey", a-t-il lâché. "C'est un test sans précédent pour le pays".

"C'est une des plus graves accusations qu'on puisse porter contre un dirigeant", a renchéri le sénateur démocrate Dick Durbin.

Il a ajouté qu'il pouvait, si cela était de nature à rassurer les élus américains, fournir au Congrès le procès-verbal de la conversation qu'ont eue Trump et Lavrov. Après avoir menti sur ses contacts avec l'ambassadeur russe aux Etats-Unis, Flynn avait été poussé à la démission le 13 février. Mais aujourd'hui c'est atterrant: "c'est préoccupant parce que cela démontre qu'il est difficile d'imaginer jusqu'où peuvent aller les gens qui génèrent ces inepties et ce délire", a poursuivi le président russe.

Le "Washington Post" écrit que l'information relayée par M. Trump à l'occasion de la rencontre du 10 mai lui avait été fournie par un partenaire des États-Unis dans le cadre d'une entente de partage d'informations. Donald Trump continue à être au-devant de la scène.

Trump accusé d'avoir dévoilé des informations classifiées aux Russes — États-Unis
La commission du Renseignement du Sénat a pressé mercredi dans une lettre l'ex-directeur du FBI à venir témoigner publiquement devant les élus.

Édouard Philippe, député-maire du Havre (LR), nommé Premier ministre
Un président issu de la gauche qui nomme un premier ministre issu de la droite, c'est la première fois que ça arrive en France . Philippe pour qui à droite, "tout le monde préfère dire +on fait la tortue jusqu'aux législatives, on a une chance de gagner+".

Tour d'Italie: Fraile vainqueur en moyenne montagne
Fraile est reparti derrière Rolland en haut du dernier col avant que Costa réalise la jonction aux 9 derniers kilomètres. Le Néerlandais Tom Dumoulin conserve le maillot rose.

Ces révélations interviennent au moment où le rôle joué par Moscou dans la campagne présidentielle américaine fait l'objet d'une attention renouvelée après le limogeage surprise du patron du FBI James Comey, dont les services enquêtent sur l'éventuelle collusion entre l'équipe Trump et la Russie.

Il a expliqué l'avoir fait "pour des raisons humanitaires" et vouloir "en plus que la Russie renforce nettement sa lutte contre l'EI et le terrorisme".

D'après le général H. R. McMaster, actuel conseiller à la sécurité nationale des États-Unis, Donald Trump n'aurait pas divulgué la source de l'information au ministre russe - ne la connaissant pas lui-même -, et il s'agirait de renseignements peu sensibles et connus depuis plusieurs mois dans le milieu.

Ces renseignements avaient été communiqués par un partenaire des Etats-Unis qui n'avait pas donné l'autorisation à Washington de les partager avec Moscou, selon le journal.

La simple image de la rencontre entre Donald Trump et le ministre russe des Affaires étrangères avait fait grincer des dents.

Autres rapports Monde Information

Discuter de cet article

SUIVRE NOTRE JOURNAL