Hulot: "il existe d'autres alternatives" à Notre-Dame-des-Landes

Henri Michaux
Mai 19, 2017

Le nouveau ministre de l'Environnement, Nicolas Hulot, s'est exprimé sur le projet d'aéroport de Notre-Dame-de-Landes au 20 heures de France.

Nicolas Hulot a également été invité à s'exprimer sur les divergences qu'il a pu avoir par le passé avec Emmanuel Macron au sujet de l'avenir du nucléaire.

Questionné sur le fait de savoir s'il avait obtenu l'abandon du projet en échange de sa participation à l'exécutif, le nouveau "ministre de la Transition écologique" a d'abord botté en touche.

"Ma conviction, c'est qu'il existe d'autres alternatives", a toutefois estimé Nicolas Hulot. "Il y a probablement une autre option qui permettra de satisfaire les intérêts des uns et des autres", a-t-il expliqué.

Alors qu'il avait affirmé pendant la campagne présidentielle qu'il était contre l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, Nicolas Hulot a confirmé la phase "médiateur" qui allait être enclenchée par le gouvernement, tout en maintenant ses réserves sur ce dossier. Il assure que toutes les options sont sur la table.

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Macron s'y est engagé, M. Hulot compte appliquer la loi de transition énergétique, votée en 2015, qui prévoit de faire passer la part du nucléaire dans la production d'électricté de 75% à 50% à l'horizon 2025.

"La démonstration se fera peut-être, chemin faisant, que l'on peut aller plus loin que 50% ou qu'au contraire le développement des énergies renouvelables est plus lent que prévu". "Ce qui est important, c'est de faire baisser la part du nucléaire. Mettre tous ses œufs dans le même panier, c'est pas une bonne chose", a-t-il estimé.

Le ministre est ensuite intervenu sur le dossier du nucléaire, dont il entend sortir à terme. Il l'a - indirectement - rappelé, ce jeudi, sur France 2.

Avant de conclure: "Le nucléaire qu'on soit pour ou contre de toute façon on ne peut pas s'en passer demain matin". La point d'étape est 2025. Enfin, le successeur de Ségolène Royal a eu un mot pour cette dernière en affirmant son intention de poursuivre son action pour la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim. "J'ai promis de préserver cet acquis", a-t-il ajouté.

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