L'ancien directeur condamné à trois ans de prison avec sursis — AZF

Aubin Brasseur
Mai 19, 2017

PARIS, 18 mai (Reuters) - Trois ans d'emprisonnement avec sursis et une amende de 45.000 euros ont été requis jeudi contre Serge Biechlin, l'ancien directeur du site de l'usine chimique AZF dont l'explosion avait fait 31 morts et des milliers de blessés en 2001 à Toulouse.

Les prévenus comparaissaient en qualité de personne morale devant la cour d'appel de Paris pour "homicides et blessures involontaires" et "destruction de biens". Il a eu des mots durs pour la défense d'AZF, orchestrée selon lui par la maison mère Total, et destinée à susciter un "doute déraisonnable" sur les causes de l'explosion.

Après plusieurs mois de débat, à Paris, le procès en appel de l'affaire AZF touche à sa fin.

Le 19 novembre 2009, le Tribunal correctionnel de Toulouse avait rendu un jugement de relaxe générale à l'encontre de tous les prévenus. Le lien de causalité entre la faute organisationnelle au sein de l'usine et les dommages de l'explosion avait été jugé incertain.

Hulot: "il existe d'autres alternatives" à Notre-Dame-des-Landes
Avant de conclure: "Le nucléaire qu'on soit pour ou contre de toute façon on ne peut pas s'en passer demain matin". Le ministre est ensuite intervenu sur le dossier du nucléaire , dont il entend sortir à terme.

150 macaques porteurs d'un herpès mortel pour l'homme abattus — Landes
Ses séquelles neurologiques et cognitives sont sévères et invalidantes en cas de survie", indique la préfecture dans le communiqué. "Ce n'est pas une espèce particulièrement fragile.

Manuel Valls n'a pas été investi par En Marche!
En attendant, la liste de jeudi devrait tout de même apporter son lot de réponses à des secrets bien gardés. Parmi ses 428 candidats sélectionnés parmi 19.000 dossiers, 50% sont des femmes, a-t-il souligné.

Le 24 septembre 2012, la cour d'appel de Toulouse prononce la condamnation de la société Grande Paroisse, propriétaire d'AZF, et de son ancien directeur Serge Biechlin, onze ans après l'explosion. Une amende de 225.000 euros a été requise contre Grande Paroisse. La Cour de cassation avait cassé l'arrêt en janvier 2015 en justifiant qu'il "existait un doute objectif sur l'impartialité de l'un des juges ".

L'une des magistrates de la cour d'appel de Toulouse était également vice-présidente d'une association proche de la Fédération nationale d'aide aux victimes d'attentats et d'accidents collectifs (Fenvac), partie civile lors du procès.

La défense plaide la semaine prochaine. La veille son collègue avait affirmé "qu'il n'y avait pas de mystère AZF" et que la catastrophe du 21 septembre 2001 qui a fait 29 morts était due à un accident consécutif à des "fautes lourdes".

C'est la catastrophe industrielle la plus grave depuis 1945 en France.

Autres rapports Monde Information

Discuter de cet article

SUIVRE NOTRE JOURNAL