Le nouveau gouvernement français "bâti pour durer"

Henri Michaux
Mai 19, 2017

Quant à la "feuille de route du gouvernement", elle compte plusieurs priorités, toujours selon Christophe Castaner: "la réforme du droit du travail qui doit être lancée très vite", la préparation de la rentrée scolaire et universitaire, le budget 2018 et la loi de moralisation de la vie publique qui sera présentée au conseil des ministres "avant les élections législatives". L'équipe respecte la parité hommes-femmes, mêle juniors et seniors, poids-lourds politiques et nouveaux visages. Deux nouveaux ministres qui faisaient partie du gouvernement sortant.

Le premier gouvernement du quinquennat d'Emmanuel Macron a été annoncé mercredi 17 mai.

Nicolas Hulot attirera également la lumière des projecteurs. L'ancien animateur d'Ushuaïa avait déjà été pressenti pour rejoindre un gouvernement Hollande en janvier 2016 après avoir été l'un des artisans de la COP21.

Autour de la table du Conseil, outre Emmanuel Macron et le Premier ministre Edouard Philippe, 18 ministres et quatre secrétaires d'Etat, dont la moitié proviennent de la société civile, du jamais vu sous la Ve République.

Parmi eux figurent quatre socialistes (dont deux avaient rejoint En Marche!), deux radicaux de gauche, trois centristes, deux LR, les autres provenant de la société civile.

Découvrez le prix du costume d'Emmanuel Macron pour la passation de pouvoir
Quel couscous a mangé François Hollande car la Boule Rouge en a plusieurs parmi les plus succulents de Paris et d'ailleurs. Les deux Présidents se sont alors entretenus pendant une bonne heure, bien plus que la demi-heure prévue.

Premier Conseil des ministres: discours de la méthode et priorités
Ce gouvernement est "évidemment bâti pour durer " au-delà des législatives, a assuré Edouard Philippe jeudi sur France Inter. Emmanuel Macron "m'impressionne par sa capacité à avoir immédiatement saisi les habits du président de la République".

Présidentielle française : 66,10 % pour Macron, 33,90 % pour Le Pen
Macron devient ainsi le huitième président de la V République et à 39 ans le plus jeune président de la république française. Macron souhaite par ailleurs "dès l'été" réformer le droit du travail par ordonnances, malgré l'opposition à gauche.

Le gouvernement est "bâti pour durer" au-delà des législatives, a assuré pour sa part Edouard Philippe, qui entend "bien sûr" s'impliquer dans cette bataille électorale pour "donner au président de la République la majorité dont il a besoin". "A titre personnel", François Baroin, chef de file des Républicains pour les législatives, a regretté ces ralliements, estimant qu'il ne s'agissait pas d'une "recomposition" mais d'un "dynamitage" politique. Quant à la règle confirmée mercredi soir par l'Elysée qui contraindra les ministres battus lors du scrutin des 11 et 18 juin à démissionner, "c'est la tradition républicaine (.) Je crois que ça a toujours été comme ça et que c'est assez simple", a défendu M. Philippe, qui démissionnera lui-même samedi de la mairie du Havre pour se consacrer à Matignon. "Nouveau gouvernement mais pas gouvernement du renouveau".

Outre Jean-Yves Le Drian, Annick Girardin est donc la seconde rescapée de l'ère Hollande, nommée aux Outre-Mer.

Le souvenir de Thomas Thévenoud, l'éphémère secrétaire d'Etat qui avait oublié de déclarer ses revenus au fisc, est encore dans tous les esprits.

Pour Emmanuel Macron, a déclaré le porte-parole Christophe Castaner, qui s'exprimait pour la première fois devant la presse à l'issue du Conseil des ministre, le rôle du président de la République est de "fixer la stratégie", de "donner un cap, un sens" et de préserver "les équilibres de nos institutions". Depuis lundi, 120 élus de la droite et du centre ont signé un appel à "répondre à la main tendue" par le nouveau président.

Autres rapports Monde Information

Discuter de cet article

SUIVRE NOTRE JOURNAL