Le plan de table des membres du gouvernement — Conseil des ministres

Leopold Bellegarde
Mai 19, 2017

L'ex-animateur vedette d'Ushuaïa, désormais ministre de la Transition écologique qui, sollicité par les trois derniers présidents Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy et François Hollande, n'avait jamais accepté jusque-là d'entrer dans un gouvernement, constitue l'une des prises majeures d'Emmanuel Macron.

Ancien ministre de l'Agriculture (2009-2012) dans le gouvernement de François Fillon, Bruno Le Maire est chargé d'un département stratégique dans le programme d'Emmanuel Macron qui inscrit comme priorités, notamment, la relance de la croissance économique jugée molle et la lutte contre le chômage massif, que le président sortant, François Hollande, n'est pas parvenu à inverser sa courbe.

Edouard Philippe a énoncé jeudi des règles qui s'imposeront au gouvernement français nommé mercredi, en particulier sur la nécessité pour les ministres de démissionner des exécutifs locaux et d'agir avec pragmatisme sur le nucléaire, à quelques heures du premier conseil des ministres du quinquennat.

Mardi soir, il a reçu le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres, premier dirigeant étranger accueilli à l'Élysée sous ce nouveau quinquennat.

La parité est par ailleurs parfaitement respectée, avec onze femmes et onze hommes et autant de ministres de plein exercice de l'un comme de l'autre sexe.

Emmanuel Macron a livré jeudi son discours de la méthode de l'action gouvernementale avec comme valeurs cardinales, la "solidarité", la "collégialité" et la "confidentialité", a rapporté le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner.

Nicolas Hulot attirera de la même manière la lumière des projecteurs.

Plusieurs figures de proue de la société civile se distinguent: l'escrimeuse Laura Flessel, ministre des Sports, l'éditrice Françoise Nyssen, ministre de la Culture, ou Muriel Pénicaud, ministre du Travail, passée par Danone et Dassault Systèmes. Ou plus précisément dans leur communication?

Gérald Darmanin, ministre de l'action et des comptes publics, 34 ans
Après la victoire de François Fillon a cette primaire, Gérald Darmanin prend ses distances avec le candidat et le parti Les Républicains.

Les femmes du gouvernement paritaire d'Édouard Philippe
Mounir Mahjoubi, qui a joué un rôle clé dans la campagne, est nommé quant à lui secrétaire d'Etat au numérique à 33 ans. L'actuel directeur général de l'Essec Jean-Michel Blanquer est nommé ministre de l'Éducation nationale .

Hulot au gouvernement: "Un ministre ne pose pas de conditions" assure Castaner
Le nucléaire est une source de production d'électricité indispensable pour l'indépendance énergétique de la France, a-t-il fait valoir.

Selon cette enquête réalisée mercredi après la nomination du nouveau gouvernement, 65% des personnes interrogées estiment que l'équipe conduite par le Premier ministre Edouard Philippe incarne un "renouvellement", contre 33% qui sont d'un avis contraire et 2% qui ne se prononcent pas. Ce qui lui vaut la confiance du nouveau président, au point que c'est lui qui a été investi dans la 16e circonscription de Paris pour les législatives, face au premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis.

Outre Jean-Yves Le Drian, Annick Girardin est donc la seconde rescapée de l'ère Hollande, nommée aux Outre-Mer.

Signe de la primauté donnée à l'éthique, l'annonce de cette équipe d'une quinzaine de ministres a été retardée de 24 heures, afin de vérifier la situation fiscale de chacun et l'absence de conflits d'intérêt.

Le souvenir de Thomas Thévenoud, l'éphémère secrétaire d'Etat qui avait oublié de déclarer ses revenus au fisc, est encore dans tous les esprits.

Mais la première chose, a-t-il ajouté, toujours cité par le porte-parole, c'est l'"exigence d'une fidélité totale" du Premier ministre au président de la République.

Lire aussi: Les six ministres candidats sont-ils en danger aux législatives?

Parmi eux, des figures de la droite modérée comme Thierry Solère, Benoist Apparu ou Nathalie Kosciusko-Morizet, ou encore le centriste Jean-Louis Borloo, ainsi qu'un grand nombre d'élus qui avaient parrainé NKM pour la primaire de la droite fin 2016.

En riposte, sous l'égide de François Baroin, Les Républicains ont lancé un contre-appel des 577 candidats de la droite et du centre aux législatives à défendre leurs "convictions" et à gagner ces élections pour imposer une cohabitation.

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