Le subtil dosage de Macron et Philippe — Gouvernement

Aubin Brasseur
Mai 19, 2017

Trois jours après son intronisation à l'Elysée, Emmanuel Macron et son premier ministre, Edouard Philippe, ont dévoilé la composition du gouvernement, annoncée mercredi 17 mai à 15 heures pile sur le perron du " Château " par Alexis Kohler, le secrétaire général de la présidence.

Membre du premier cercle et ne ménageant pas sa peine durant la campagne, le sénateur-maire de Lyon voit sa fidélité récompensée en devenant numéro 2 du gouvernement au poste stratégique et ultra-exposé de ministre d'Etat, ministre de l'Intérieur. "Liberté intellectuelle, discrétion et loyauté", décline pour sa part le Premier ministre, Edouard Philippe.

Il a ajouté que les ministres n'étaient désormais plus cantonnés à des étiquettes et que leurs origines politiques ne devaient pas jouer dans l'exercice de leur fonction.

L'arrivée de l'écologiste sur le dossier de l'énergie provoque des inquiétudes sur la gestion de la politique nucléaire. Et Christophe Castaner de renchérir: "Si le président de la République et le Premier ministre ont choisi tel ou tel membre du gouvernement, c'est justement pour ce qu'ils sont". Le centriste François Bayrou remporte quant à lui le ministère de la Justice et aura la charge de la fameuse loi sur la moralisation de la vie publique promise par le candidat Emmanuel Macron.

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Le dernier gouvernement de Manuel Valls comptait 38 ministres et secrétaires d'Etat, contre 32 dans le gouvernement précédent.

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Globalement, Google promet aussi une belle optimisation du système, qui pourrait par exemple démarrer deux fois plus rapidement. La série de conférences de l'I/O 2017 a également été l'occasion pour Google de prononcer l'acte de décès des émojis Android.

Nouveau gouvernement: la liste complète
Plusieurs récompenses politiques sont manifestes dans les nominations de ce premier gouvernement de la présidence Macron . L'actuel directeur général de l'Essec Jean-Michel Blanquer est nommé ministre de l'Éducation nationale.

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En quarts de finale, Isner affrontera le Croate Marin Cilic (8e), qui a nettement battu le Belge David Goffin (10e) 6-3, 6-4. Ce sont des très mauvais résultats, c'est clair".

Qualifié de duo libéral, Bruno Le Maire, à l'Économie, et Gérald Darmanin, à l'Action et aux comptes publics, ne se quittent plus. Ainsi débute le premier Conseil des ministres du quinquennat.

Avec la nomination du Premier ministre Edouard Philippe, proche d'Alain Juppé, le camp Macron espérait débaucher dans les rangs de la droite afin de provoquer un effet domino et amener une partie des Républicains à rejoindre La République En Marche! en vue des législatives de juin.

L'eurodéputée libérale Sylvie Goulard, 52 ans, qui était attendue aux affaires européennes (portefeuille finalement confié à l'eurodéputée centriste Marielle de Sarnez), est propulsée ministre des armées. Il faut préciser que son ministère, place Beauvau, ne se situe qu'à quelques dizaines de mètres de l'Elysée. "C'est uniquement pour des raisons pratiques, parce que la photographie [du nouveau gouvernement au complet] n'a pas été faite dans son cadre habituel [dans la cour du palais] mais sur les marches de l'Elysée", a-t-il expliqué, promettant que "dès la semaine prochaine" les journalistes retrouveront leur "place habituelle" et la possibilité "d'interroger les ministres". Christophe Castaner avait d'ailleurs été rapporteur de la loi Macron.

L'équipe gouvernementale a posé pour la traditionnelle photo de famille, dans le vestibule du palais présidentiel.

Seul deux membres de l'ancien gouvernement figurent au tableau: l'ancien ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, nommé aux Affaires étrangères, et la radicale de gauche Annick Girardin, ministre des Outre-mer. Emmanuel Macron a promis pendant la campagne des ministres appelés à durer, mais tout le monde n'est pas encore convaincu.

Appliquant strictement la règle du non-cumul des mandats, Jean-Yves Le Drian, qui avait été autorisé sous le quinquennat de François Hollande à cumuler des foncions de ministre de la Défense et celles de président de la région Bretagne devra cette fois-ci quitter la tête de la région.

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