Philippe à l'Elysée pour boucler avec Macron le gouvernement

Vanessa Beaulieu
Mai 19, 2017

Le premier gouvernement du quinquennat Macron est dévoilé mercredi après-midi après un report de 24 heures, une équipe que le nouveau président veut d?une probité irréprochable, paritaire, ouverte à la société civile et surtout "et de droite et de gauche", une rupture dans la vie politique.

Le premier Conseil des ministres aura lieu jeudi matin.

Cette loi a rendu obligatoire la déclaration de patrimoine et d'intérêts pour les parlementaires, les ministres et les élus locaux entre autres, et leur vérification par la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP).

"L'engagement d'un gouvernement très resserré est totalement tenu" avec "une recomposition sans précédent" de l'exécutif, souligne-t-on dans l'entourage d'Emmanuel Macron, qui précise qu'au lendemain des législatives des 11 et 18 juin, "il n'est pas impossible qu'on ait un petit réajustement".

Mais les cinq nominations officielles concernent pour l'heure exclusivement des hommes, dont quatre énarques, comme M. Macron.

France 3 a rediffusé ce mardi 16 mai le documentaire consacré à Edouard Philippe, "Mon pote de droite", réalisé pendant la campagne des municipales 2014 au Havre.

Hulot au gouvernement: "Un ministre ne pose pas de conditions" assure Castaner
Le nucléaire est une source de production d'électricité indispensable pour l'indépendance énergétique de la France, a-t-il fait valoir.

Conseil des ministres : la feuille de route du nouveau gouvernement
Outre ces personnalités, le gouvernement comporte aussi quatre socialistes, deux radicaux de gauche, trois centristes, et deux venus des Républicains (LR).

Négociations toujours en cours pour finaliser l'accord avec l'Etat — STX France
Mis en vente par le groupe sud-coréen STX, le chantier naval de Saint-Nazaire emploie 2.600 salariés et fait travailler environ 5.000 employés d'entreprises sous-traitantes.

Le militant écologiste Nicolas Hulot s'est vu confier le poste de la transition écologique.

Appliquant strictement la règle du non-cumul des mandats, Jean-Yves Le Drian, qui avait été autorisé sous le quinquennat de François Hollande à cumuler des foncions de ministre de la Défense et celles de président de la région Bretagne devra cette fois-ci quitter la tête de la région. Le chef de file de la droite, François Baroin, lui, n'hésite pas à parler du risque de "dynamitage" de son camp, déjà ébranlé par l'élimination historique de son candidat au premier tour la présidentielle.

Parmi eux, des figures de la droite modérée comme Thierry Solère, Benoist Apparu ou Nathalie Kosciusko-Morizet, ou encore le centriste Jean-Louis Borloo, ainsi qu'un grand nombre d'élus qui avaient parrainé NKM pour la primaire de la droite fin 2016.

En riposte, le parti des Républicains prépare un contre-appel. Piliers de la campagne venus du PS, Richard Ferrand, Christophe Castaner et Gérard Collomb, donné favori pour l'Intérieur, semblent incontournables.

Le secrétaire général de l'Elysée Alexis Kohler a annoncé à 15H00 tapantes, l'horaire prévu, et selon les canons du genre, la composition de ce gouvernement dont la moyenne d'âge est de 54 ans. Les noms de Marielle de Sarnez, bras droit de François Bayrou, de l'ex-ministre chiraquienne Anne-Marie Idrac, ou de la députée européenne MoDem Sylvie Goulard circulent aussi. Il pourrait choisir de propulser de jeunes espoirs issus du monde de l'entreprise, comme Astrid Panosyan, passée par la direction d'un groupe immobilier ou la spécialiste de la communication Axelle Tessandier.

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