Un scénario envisageable — Donald Trump destitué

Vanessa Beaulieu
Mai 19, 2017

La Bourse de New York avait pourtant fortement progressé après l'élection de Donald Trump en novembre dernier, les investisseurs se réjouissant à l'avance de la mise en place de son programme économique. Ce fut le cas par exemple de l'enquête du procureur Kenneth Starr sur l'ancien président Bill Clinton, qui avait débuté sur des soupçons d'infraction dans des contrats immobiliers avant de s'étendre aux relations entre le président et sa stagiaire Monica Lewinsky.

"Toute cette histoire est une chasse aux sorcières (.)".

Selon le titre, proche des positions du Kremlin, l'étape suivante pour la diplomatie russe pourrait être de soumettre la question de la lutte interne contre le président américain à discussion au niveau international. Or, le nouveau représentant spécial au commerce extérieur américain a officiellement lancé ce jeudi le processus de renégociation de l'accord, régulièrement critiqué par le président Donald Trump pour avoir favorisé la désindustrialisation aux États-Unis en faveur du Mexique.

'Ma décision (de nommer un procureur spécial) ne signifie pas que l'on a découvert que des délits avaient été commis ou qu'il faut engager des poursuites', a déclaré le numéro deux du département de la justice, Rod Rosenstein.

Le haut responsable s'est cependant refusé à commenter le fond de l'enquête, qui est désormais entre les mains de Robert Mueller. De là à affirmer que Trump a agi pour faire cesser cette enquête, il n'y a qu'un pas, que de nombreux commentateurs ont allègrement franchi.

Dans un témoignage jeudi devant le Sénat, le directeur par intérim du FBI, Andrew McCabe, avait affirmé qu'il n'y avait eu "aucune tentative" d'entraver l'enquête sur les liens possibles entre des membres de l'équipe Trump et la Russie.

Série: Un nouveau spin-off pour "Grey's Anatomy"
Notons que NBC rencontre quelques difficultés avec la franchise Chicago qui ne trouve pas sa place en syndication. En attendant, nous devrions avoir notre lot de pompiers sur le petit écran américain en 2018.

Des élus veulent les "enregistrements" évoqués par Trump — Affaire du FBI
Le président y dit à propos de Michael Flynn: "J'espère que vous pourrez laisser passer cela (.) C'est un bon gars". Sheri Berman est professeure de sciences politiques au Barnard College, à l'université Columbia, à New York.

Le nouveau gouvernement français "bâti pour durer"
Depuis lundi, 120 élus de la droite et du centre ont signé un appel à "répondre à la main tendue" par le nouveau président. L'équipe respecte la parité hommes-femmes, mêle juniors et seniors, poids-lourds politiques et nouveaux visages.

Les élus du Congrès ont approuvé cette nomination, mais les chefs républicains au Sénat et à la Chambre des représentants ont précisé que leurs propres enquêtes allaient se poursuivre. Donald Trump a brutalement limogé le patron du FBI James Comey. La conversation aurait été consignée par James Comey, menacé à ce propos par le président.

Après une réaction laconique mais mesurée mercredi soir par l'intermédiaire d'un communiqué de la Maison-Blanche, le président républicain avait opté, à l'aube, pour un tout autre registre sur Twitter, traduisant sa volonté de souder sa base électorale, mais aussi son agacement face à l'accumulation des révélations. Le président de la Chambre des représentants, Paul Ryan, a renouvelé sa confiance en Donald Trump.

Cette annonce survient un peu plus d'une semaine après le limogeage choc par Donald Trump du chef du FBI James Comey et au moment où le président américain est accusé d'avoir cherché à entraver cette enquête en faisant pression sur Comey pour qu'il arrête d'enquêter sur son ex-conseiller Michael Flynn.

M. Flynn a été contraint de démissionner dès le 13 février, moins d'un mois après l'investiture de M. Trump le 20 janvier, pour n'avoir pas révélé ses échanges avec l'ambassadeur russe aux Etats-Unis, Sergueï Kisliak. Toujours selon Reuters, l'idée était de court-circuiter l'administration de la sécurité nationale américaine dont les deux chefs d'État se méfieraient.

La Maison-Blanche a toutefois démenti cette information. Depuis, elle a confirmé quatre rencontres entre Sergueï Kislyak et des conseillers de Donald Trump.

Autres rapports Monde Information

Discuter de cet article

SUIVRE NOTRE JOURNAL