Le Qatar affirme agir contre le terrorisme en coordination avec Washington

Vanessa Beaulieu
Juin 9, 2017

Le Qatar refuse toute intervention dans sa politique étrangère, a déclaré jeudi son ministre des Affaires étrangères, alors qu'une grave crise l'oppose à l'Arabie saoudite et ses alliés qui l'accusent de "soutenir le terrorisme" et lui reprochent de se rapprocher de l'Iran.

Riyad, l'Egypte, les Emirats arabes unis, Bahreïn, le Yémen, le gouvernement libyen exilé dans l'est du pays et les Maldives ont rompu lundi avec le Qatar, qu'ils accusent de soutenir le "terrorisme", provoquant une crise diplomatique majeure dans la région.

Concernant les "continuations au-delà de Doha", la RAM continuera à offrir à ses clients en partenariat avec Qatar Airways, "à l'exception de quatre pays (l'Arabie Saoudite, le Bahreïn, UAE et Egypte)", indique la même source.

La rupture a entraîné une suspension de vols aériens, la fermeture des frontières terrestres et maritimes avec le Qatar, ainsi que des interdictions de survol aux compagnies qataries et des restrictions aux déplacements des personnes.

Il a assuré que Doha pouvait tenir "éternellement" malgré le blocus qui lui est imposé, ajoutant que le Qatar "respectait" ses engagements internationaux et qu'à ce titre, il ne couperait pas ses livraisons de gaz aux Emirats arabes unis, l'un des trois pays du Golfe à avoir rompu avec lui.

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Mais les travaillistes de Jeremy Corbyn , tenant de l'aile gauche et qui a mené une campagne jugée réussie, ont contrarié ces plans.

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Mais ce scénario paraît peu probable car tous ces partis combinés obtiennent à peine autant de sièges que les conservateurs seuls. Notamment dopé par le vote des jeunes, le Labour de Jeremy Corbyn connaît lui un rebond avec 265 sièges, 33 de plus qu'en 2015.

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Il accuse notamment l'administration Trump de l'avoir calomnié et d'avoir menti au sujet de la police fédérale. Il a aussi dit être "confiant " dans le fait que le système électoral américain n'a pas été altéré.

Anwar Gargash, le ministre d'Etat émirati aux Affaires étrangères, lors d'une interview avec l'AFP, le 7 juin 2017 à Dubaï.

Lors d'un entretien téléphonique avec cheikh Tamim, M. Trump a "proposé d'aider les différentes parties à régler leurs différends, y compris à travers une rencontre à la Maison Blanche si nécessaire".

Selon la chaîne CNN, des pirates russes seraient à l'origine d'une attaque informatique contre l'agence de presse du Qatar fin mai, qui a été l'élément déclencheur de la crise ouverte, de faux propos selon Doha ayant été attribués à l'émir Tamim sur des dossiers sensibles. Il a également appelé l'homme fort d'Abou Dhabi, Mohammed ben Zayed Al Nahyane. Les Etats-Unis disposent d'une grande base militaire au Qatar.

Il s'agit de la plus grave crise depuis la naissance en 1981 du Conseil de coopération du Golfe (CCG - Arabie saoudite, Bahreïn, Emirats arabes unis, Qatar, Koweït, Oman).

Signe de la fermeté des adversaires du Qatar, le procureur général des Emirats a prévenu mercredi que quiconque exprime sur les réseaux sociaux de la sympathie envers le Qatar encourait jusqu'à 15 ans de prison.

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