Le bisphénol A reconnu comme extrêmement dangereux — Perturbateur endocrinien

Henri Michaux
Juin 16, 2017

Le comité chargé de ce dossier "s'est accordé à l'unanimité sur le fait que le bisphénol A est un perturbateur endocrinien", a déclaré vendredi dans un communiqué cette agence, qui a son siège à Helsinki. Par la voix de l'Anses [i], c'est la France qui en avait formulé la demande fin août 2016.

En février 2017, l'Anses a soumis à l'Agence européenne des produits chimiques une proposition d'identification du BPA en tant que " substance extrêmement préoccupante " sur la base de ses propriétés de " perturbateur endocrinien " pour la santé humaine.

Vendredi 16 juin, l'ECHA a ainsi annoncé le classement de cette molécule comme telle, en raison d'effets sanitaires sérieux tels que le développement de tumeurs mammaires, l'altération des fonctions cognitives et du métabolisme.

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Le bisphénol A (BPA), utilisé notamment dans l'industrie du plastique, était déjà présent sur cette liste des "substances extrêmement préoccupantes" pour sa toxicité sur le système reproductif. Pour le consommateur, cela lui ouvre le droit à être informé, sur sa demande, de sa présence dans un produit qu'il souhaiterait acheter. Le processus est en effet bien laborieux: la Commission européenne a pour l'instant échoué à imposer ses propositions de définition des perturbateurs endocriniennes, jugées trop laxistes par plusieurs Etats, dont la France.

Il s'agit d'une "première étape", selon l'expression d'Alice Bernard, de l'ONG de défense de l'environnement ClientEarth. Ce qu'il faut désormais, c'est soit la prise de mesures de restriction, soit l'inscription sur la liste d'autorisation. Mais malgré l'interdiction de de cette substance dans les biberons depuis 2010 et dans tous les contenants alimentaires et dispositifs médicaux destinés aux bébés et femmes enceintes depuis 2015 - disposition toutefois partiellement censurée en 2015 par le Conseil constitutionnel, à la suite d'un recours de Plastics Europe -, l'agence estime que les secteurs d'activité potentiellement utilisateurs sont encore une soixantaine.

Coup dur pour les industries du plastique.

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