Affaire Grégory: Jacqueline Jacob mise en examen pour séquestration suivie de mort

Leopold Bellegarde
Juin 18, 2017

Une mise en examen qui, si il ne désigne pas explicitement Jacqueline et Marcel Jacob comme les auteurs du meurtre, s'en rapproche néanmoins.

Le procureur général Jean-Jacques Bosc est affirmatif: "à l'évidence, Grégory a été enlevé du domicile de ses parents et retenu un certain temps jusqu'à sa mort" et les personnes qui ont participé à cette séquestration "sont les auteurs du crime".

Comment ont-ils réagi lors de leurs gardes à vue?

"Il appartiendra à la Chambre d'instruction de se déterminer sur le placement en détention provisoire ou en surveillance judiciaire ces deux personnes" conclue le procureur avant de passer aux questions. "Ces gens sont des gens bien, impliqués dans la commune".

La grand-tante et le grand-oncle de Grégory Villemin, assassiné en 1984 à l'âge de quatre ans, ont été mis en examen vendredi pour enlèvement et séquestration suivie de la mort de l'enfant. Les deux compères sont voisins et se rendent visite régulièrement, "même si au début de lenquête, Marcel Jacob sétait efforcé de dissimuler cette amitié", avaient rappelé les juges dans un arrêt de 1993. Il est encore trop tôt pour se prononcer mais les interpellations de ces derniers jours relancent incontestablement l'affaire.

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Selon le procureur, l'un des plus grands mystères de l'affaire viendrait d'être percé à jour.

Après la conférence de presse, l'avocat de Marcel Jacob s'est indigné de la tournure des évènements. Placée en garde à vue en même temps qu'eux, la belle-soeur de Jean-Marie Villemin, Ginette Villemin, a, elle, été remise en liberté jeudi en fin d'après-midi. Premier suspect dans l'affaire, il a été libéré puis tué en 1985 par Jean-Marie Villemin, son cousin.

C'est donc le "clan Laroche" qui se retrouve de nouveau au centre de l'enquête, relancée par l'analyse graphologique des lettres de menaces et autres courriers anonymes qui foisonnent dans le dossier, à défaut d'analyses ADN probantes. "On n'a aucun élément matériel, rien" à leur encontre, "on a mis la charrue avant les bœufs", a dénoncé Me Stéphane Giuranna devant la presse, au sortir du palais de justice de Dijon, précisant qu'il allait rapidement demander "la nullité de la mise en examen" de son client qui aurait dû seulement être placé sous le statut de témoin assisté selon lui.

De nouvelles expertises d'une lettre anonyme de menaces adressée en 1983 au père du petit Grégory orientent les soupçons du meurtre sur Jacqueline Jacob.

Les enquêteurs s'étaient aussi penchés à de nombreuses reprises sur un mystérieux "corbeau" ayant revendiqué le meurtre de l'enfant, en invoquant une "vengeance" dans une lettre postée apparemment avant la découverte du corps, en 1984. Si les expertises n'ont pas permis d'en identifier l'auteur, la justice constate "une similitude importante des termes" utilisés dans ce document et dans la lettre de 1983.

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