James Comey incrimine Trump devant le congrès

Vanessa Beaulieu
Juin 19, 2017

"J'ai été déconcerté lorsque, à la télévision, j'ai vu le président déclarer que j'avais été limogé à cause de l'enquête sur la Russie, " a-t-il dit. Tout en refutant les arguments du président concernant son licenciement, il a déclaré que lui et le FBI ont été diffamés. "Je ne pense pas que ce soit à moi de dire si la conversation que j'ai eue avec le président était une tentative d'obstruction", a-t-il prudemment indiqué durant son audition. Dans une salle comble, James Comey est venu raconter ses conversations privées avec le locataire de la Maison-Blanche devant la commission du Renseignement du Sénat. Mais il a surtout décrit son état d'esprit au sortir des neuf conversations qu'il a eues avec le milliardaire entre janvier et le 9 mai 2017, jour de son limogeage.

Il a commencé par répondre que ce n'était pas son rôle d'émettre un avis juridique, s'en remettant au procureur spécial Robert Mueller, qui a repris l'enquête sur la Russie.

"Sur le fond comme sur la forme, le président n'a jamais dit à M. Comey "J'ai besoin de loyauté, je m'attends à de la loyauté", a-t-il affirmé, reprenant les propos de ce dernier.

- "le président ne ment pas" - Il a détaillé la demande de M. Trump d'"abandonner" l'enquête visant le général Michael Flynn, ex-conseiller à la sécurité nationale, visé par une enquête du FBI pour n'avoir pas tout révélé de ses discussions avec l'ambassadeur russe. Mais 'je l'ai interprété comme une instruction', a-t-il dit, refusant de jouer sur les mots.

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En marge d'une rencontre avec le président roumain Klaus Iohannis à Washington, M. Trump a également nié avoir demandé à M. Comey de lui assurer sa "loyauté", contredisant une fois de plus les déclarations faites sous serment par l'ancien chef de la police fédérale. Il a confié aussi avoir "craint honnêtement" que le président des États-Unis ne mente sur la nature de leurs rencontres. Et sous-entendu que le président lui-même était un menteur.

Donald Trump n'a jamais exigé de James Comey sa "loyauté", a affirmé jeudi l'avocat personnel du président des États-Unis à l'issue d'une audition explosive de l'ancien patron du FBI devant le Congrès. De nombreux républicains serraient au contraire les rangs, soulignant que l'ancien grand policier, au-delà de son trouble, s'était gardé de dénoncer aucun délit. Pourquoi n'avoir pas démissionné? "Cela n'a pas de sens pour moi ". C'est aussi une "pente glissante", selon lui, car pour qui le FBI devrait-il faire une exception à sa règle de mutisme? Cependant, il a précisé que ses paroles ont bien été ressenties "comme une instruction".

"C'est une audition-clé dans notre enquête", a conclu Richard Burr, président républicain de la commission. "Nous vous remercions pour votre professionnalisme".

"Si c'était sa méthode en tant que directeur du FBI, alors il méritait totalement d'être limogé, et s'il faisait fuiter régulièrement, il doit être poursuivi", a lancé vendredi le premier directeur de campagne de Donald Trump, Corey Lewandowski, sur NBC.

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