" Les électeurs ont dit qu'ils en avaient assez de l'austérité " — Jeremy Corbyn

Vanessa Beaulieu
Juin 19, 2017

Les ministres des Finances Philip Hammond, des Affaires étrangères Boris Johnson, en charge du Brexit, David Davis ainsi que la ministre de l'Intérieur Amber Rudd et son collègue de la Défense Michael Fallon ont été reconduits dans leurs fonctions a indiqué Downing Street dans un communiqué, précisant que d'autres nominations seraient annoncées dans la soirée.

Avec 43% des voix aux législatives de jeudi au Royaume-Uni (+6% par rapport à 2015), Theresa May a, dans l'absolu, réalisé un très bon score.

Le Premier ministre britannique, qui disposait d'une majorité de 17 sièges dans le Parlement sortant, espérait avoir les coudées franches pour négocier un Brexit "dur" avec les 27 à partir du 19 juin, un an après le référendum.

Hier soir, après la clôture des bureaux de vote à 23h, heure française, et selon les premières projections, les conservateurs de Theresa May arrivaient en tête mais perdaient leur majorité absolue. Le DUP, qui représente l'Irlande du Nord, est en faveur d'un "Brexit doux", contrairement au "Brexit dur" proposé par Mme May, et sa chef Arlene Foster risque d'exiger des concessions en ce sens pour appuyer les conservateurs. Le négociateur en chef de l'UE, Michel Barnier, s'est montré plus conciliant en assurant que Bruxelles attendrait que le Royaume-Uni soit "prêt" avant de débuter les négociations.

May Les commentateurs s'accordent à dire que Mme May a subi un grave revers, et certains prédisent même qu'elle pourrait être renversée par des détracteurs au sein de son propre parti.

Le Parti vert a fait élire un candidat, mais le Parti pour l'indépendance du Royaume-Uni (UKIP) a fait chou blanc et son leader Paul Nuttall a immédiatement remis sa démission.

Elle reculait également face au dollar, à 1,2745 dollar pour une livre contre 1,2962 la veille. La Bourse de Londres était quant à elle en hausse, de 0,65% ce matin, les grandes multinationales cotées sur ce marché profitant de l'affaiblissement de la monnaie britannique. Elle a également reçu un appel de félicitations du président américain Donald Trump.

L'Allemagne dompte l'Australie: Coupe des Confédérations
Les Socceroos ont même eu plusieurs occasions d'égaliser, face à des Allemands vidés de toute leur sérénité du début de match. Une joie de courte durée pour les Australiens qui, quelques secondes avant le repos, ont vu l'Allemagne reprendre les devants.

Quels nouveaux ministres pour Macron — Remaniement ministériel
La République en marche et son allié Modem obtiennent en effet plus de 350 députés, selon les résultats du scrutin. Dès le 27 juin, les nouveaux députés recevront leur kit de député comportant écharpe tricolore, cocarde, etc.

Le procès de l'agresseur présumé de NKM renvoyé au 11 juillet
Selon les enquêteurs, "il a reconnu avoir insulté NKM, avoir arraché les tracts et les avoir jetés en sa direction". Son client accuse en revanche NKM de l'avoir "provoqué" en lui "chuchotant 'dégage connard' (sic)".

Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a de son côté a invité la Grande-Bretagne à ne pas repousser le calendrier prévu, tout en formulant l'espoir que le résultat des élections n'aura "pas d'impact majeur" sur les discussions.

Pour son homologue allemand, Günther Oettinger, Londres est désormais un partenaire " faible " et " mauvais " pour négocier leBrexit.

Jeremy Corbyn a déclaré que Theresa May avait convoqué le scrutin parce qu'elle avait besoin d'un mandat.

La Première ministre conservatrice Theresa May était appelée à démissionner vendredi, au lendemain d'élections qui ont vu son parti perdre la majorité absolue Un résultat-choc qui plonge le pays dans l'incertitude peu avant l'ouverture des négociations du Brexit. Toutefois, "je ne suis pas sûr qu'il faille lire les résultats de ce scrutin comme remettant en cause en quoi que ce soit la position exprimée souverainement par les Britanniques sur le Brexit", a-t-il ajouté.

Autre résulat de cette élection, c'est la défaite des indépendantistes écossais du SNP. Un échec qui met un frein à leurs velléités d'émancipation.

Seringue. Une telle hypothèse prend corps puisqu'il "y a une tension entre le message populaire, qui n'est pas favorable à une rupture totale avec l'Union, et le résultat des élections, qui va faire dépendre la survie du gouvernement May des franges les plus extrémistes du Parti conservateur", observe un diplomate français de haut rang.

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