L'ex-patron du FBI charge Donald Trump et son administration — États-Unis

Vanessa Beaulieu
Juin 19, 2017

Il a affirmé n'avoir aucun doute sur l'ingérence russe dans l'élection américaine. Vendredi, il a estimé sur Twitter que l'ancien patron du FBI avait apporté une "confirmation totale et complète" de ses propos. Ce grand oral était sa première apparition publique depuis son limogeage, le 9 mai.

Donald Trump avait sous-entendu, dans un tweet, qu'il détenait des enregistrements de ces discussions susceptibles de contredire ces notes. "Mais je n'ai pas dit cela", a déclaré Donald Trump vendredi, dans la roseraie de la Maison Blanche. J'espère que vous pourrez juger bon de laisser tomber, de laisser Flynn.

"Nous allons nous battre et gagner", a-t-il affirmé lors d'une allocution lors d'un sommet rassemblant des gouverneurs et des maires, alors que l'audition de James Comey devant le Sénat se poursuivait.

La mention des prostituées russes fait référence au dossier d'un agent secret britannique selon lequel la Russie détient des informations compromettantes sur le président, dont une vidéo de "golden showers" avec des prostituées dans un hôtel.

Mais il a confirmé que M. Trump lui avait demandé sa "loyauté", alors même qu'il supervisait les investigations sur une éventuelle collusion entre des membres de l'équipe de campagne du républicain et Moscou.

L'ancien directeur du FBI s'est toutefois montré plus virulent sur les circonstances de son limogeage.

Emirats : tout internaute sympathisant avec le Qatar risque la prison
Le royaume saoudien et les Emirats arabes anis veulent un " changement de la politique " au Qatar. Le président américain Donald Trump , le 21 mai à Riyadh, capitale de l'Arabie saoudite .

Législatives 2017 : François de Rugy brigue la présidence de l'Assemblée
C'est sa troisième victoire aux législatives après 2007 et 2012 . Je suis une espèce rare en étant député sortant à En marche.

Des dizaines de morts piégés dans un gigantesque incendie — Portugal
Quelques maisons ont dû être évacuées et si nous n'avions pas été là, tout serait parti en fumée", a affirmé à l'AFP le pompier Mario Maia.

"L'administration a ensuite choisi de me diffamer et, surtout, de diffamer le FBI en prétendant que le Bureau était en déroute, " a dit M. Comey. "C'est comme cela que je l'ai interprété, a-t-il déclaré". Quand il a dit que j'avais été limogé pour mes choix durant la campagne, je n'ai pas compris non plus.

"Le FBI est honnête. Le FBI est fort, et le FBI est et sera toujours indépendant". A la question de savoir si le président lui a donné ordre d'abandonner cette enquête James Comey a répondu qu'il ne s'agissait pas "d'un ordre" mais plutôt "d'une indication". Ce jour-là, il se trouvait seul avec le président élu, à la Trump Tower, à New York.

Une heure et demi après le début de l'audition, James Comey s'est montré catégorique quand à l'implication de la Russie dans l'élection présidentielle américaine. Avant de poursuivre: "Je craignais qu'ils disent des choses fausses".

"Techniquement, tous les éléments sont là pour lancer une procédure, commente sur France 24 Eric Lisann, expert juridique et ancien procureur fédéral américain".

Mais Trump voulait visiblement tenter de faire pression sur Comey. Mercredi soir, à la veille de son audition, James Comey a rendu public un témoignage dans lequel il avait révélé que le président Trump lui avait demandé d'abandonner l'enquête sur Michael Flynn.

'Je peux affirmer avec certitude que le président n'est pas un menteur et, franchement, je me sens insultée par cette question', a pour sa part lancé une porte-parole de la Maison Blanche, Sarah Huckabee Sanders, au cours d'un point de presse hors caméra des journalistes accrédités à la Maison Blanche.

Autres rapports Monde Information

Discuter de cet article

SUIVRE NOTRE JOURNAL