Théo raconte sa torture : "Oui, j'en veux aux policiers"

Leopold Bellegarde
Juin 28, 2017

Le 2 février dernier, Théo était victime d'une violente interpellation policière à Aulnay-sous-Bois. Dans cette affaire, quatre policiers avaient été mis en examen.

L'interpellation avait dérapé quand l'un des policiers avait enfoncé sa matraque dans l'anus du jeune homme de 22 ans.

Ce mercredi, BFMTV publie un entretien exclusif de Théo.

"Psychologiquement", reprend Théo, "comme je suis bien entouré, ma famille, des bonnes connexions, des bons amis aussi qui font que j'arrive à rester debout". Néanmoins, il précise vivre toujours avec la poche qui lui a été administrée en raison de la déchirure anale et la perforation du colon qu'il a subies. Il ignore, d'ailleurs, s'il pourra la retirer un jour. Je guéris, mais je guéris en agissant.

"Je ne connaissais pas les policiers personnellement", raconte Théo, "mais je les connaissais de réputation: ils ont déjà frappé plusieurs personnes dans mon quartier, ils sont réputés pour frapper les gens au parc, et les laisser là-bas dans un état assez critique... Je dois rester debout".

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Guillou, alors que le groupe s'apprête à embaucher dans l'année 900 personnes. Autre handicap, " notre nom n'est pas compris par les jeunes ", constate M.

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Le Comité consultatif national d'éthique ( CCNE ) vient de rendre un avis positif qui devrait changer les choses. Un avis que partagent plus de 6 Français sur 10 d'après un baromètre d'opinion réalisé par BVA en novembre 2016.

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L'entreprise avait expliqué que les appareils seraient "recyclés et adaptés d'une manière favorable à l'environnement". Contacté par l'AFP, le premier fabricant mondial de téléphones intelligents s'est refusé à commenter ces informations.

Témoignage poignant de Théo cette semaine. Et d'ajouter: "j'ai subi une torture".

L'affaire était devenue en quelques jours le symbole de la lutte contre les violences policières en France. Les quatre [policiers] ont été complices car aucun n'a dit à son collègue " tu vas trop loin".

Il admet qu'il "en veut" toujours aux policiers et qu'il est victime de moqueries, aujourd'hui encore, des agents de son quartier: "Hier encore, j'étais en bas de chez moi, les policiers sont passés en voiture et il y a un policier qui dit: 'Salut Théo, tu te rappelles de la matraque?' Il rigole et il s'en va. Ils le font souvent".

Désormais, Théo souhaite se reconstruire grâce à un projet en lien avec le football qu'il veut mener avec son frère et à destination des jeunes de quartiers.

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