Piratage : l'UE a caché une étude aux conclusions optimistes

Marcel Micheaux
Septembre 22, 2017

Julia Reda, députée européenne du Parti Pirate, a pu se procurer la copie d'une étude commandée en 2015 par la Commission européenne au cabinet néerlandais Ecory, portant sur les effets du piratage.

En effet, si l'on se fie aux données analysées par Ecory et à la vaste étude de marché menée, il serait impossible de valider statistiquement l'impact du piratage sur les ventes, que ce soit dans les domaines du film, de la musique, du livre ou encore des jeux vidéo. Cela ne signifie pas que le piratage n'entraîne aucune conséquence mais simplement que l'analyse statistique ne prouve pas avec suffisamment de fiabilité qu'il est suivi d'effets. Mais elle aurait aussi tendance à taire les conclusions qui ne vont pas dans le sens de sa politique, à en croire Julia Reda, l'unique députée européenne du Parti pirate. Pour ces derniers, les résultats montrent un " taux de déplacement " de 40 %, ce qui signifie que pour dix blockbusters regardés illégalement, quatre de moins sont consommés légalement. Le téléchargement illégal n'a donc aucun impact sur les ventes légales?

Ces boutons ne coupent pas le wi-fi et le Bluetooth
C'est Andrea Barisani, un chercheur en sécurité, qui a repéré cette fonction et tiré la sonnette d'alarme via Twitter . Cette mise à jour s'accompagne d'un changement technique décidé par Apple qui risque de créer une certaine confusion.

Opération coup de poing des agriculteurs sur les Champs-Elysées — Glyphosate
Le nombre de manifestants a varié d'une trentaine à 100 (selon France Info ) voire 300 (selon Europe 1 ). Après Ségolène Royal, c'est Nicolas Hulot qui porte le dossier à Bruxelles.

Premier service d'expédition extraterrestre — DHL MoonBox
En attendant, les expéditeurs recevront des mises à jour régulières sur l'évolution du projet, et ce, jusqu'à l'alunissage. DHL propose pour cela des DHL MoonBox, sortes de petites capsules, toutes réunies dans un conteneur fermé sur la Lune .

Sur son site, Julia Reda, qui a réussi à récupérer le rapport grâce à une demande légale de documents permise par l'Union européenne et l'a publié dans la foulée, feint de s'interroger: " Pourquoi la Commission, après avoir dépensé une somme importante sur cette étude, a-t-elle décidé de ne pas la publier pendant près de 2 ans? D'après l'organisation European Digital Rights, la Commission européenne a intentionnellement supprimé l'intégralité du contenu de l'étude, qui a été remplacée par un rapport rédigé par deux fonctionnaires de la Commission en 2016. Un oubli ou juste pour protéger ses intérêts et sa croyance?

" Cela démontre que l'étude n'a pas été oubliée par la Commission " affirme Julia Reda, qui poursuit: " Par deux fois, elle n'a pas non plus tenu la date limite de réponse à ma requête d'information". La raison? On pouvait y lire qu'il n'existe pas de lien statistique entre piratage et baisse des ventes. Les auteurs de l'étude n'ont pas souhaité répondre aux sollicitations de The Next Web. Un argument qui est justement utilisé par la Commission Européenne pour justifier une réforme controversée concernant le droit d'auteur.

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