L'État français savait-il — Lafarge en Syrie

Vanessa Beaulieu
Octobre 13, 2017

Et que le gouvernement se trouvait donc bien au courant des transactions entre Lafarge et l'Etat islamique.

Entendus par les enquêteurs des douanes judiciaires chargés de l'enquête, menée depuis juin par trois juges d'instruction, d'anciens responsables du cimentier ont affirmé que cette volonté de rester coûte que coûte dans le pays en guerre avait reçu l'aval des autorités françaises.

L'ONG Sherpa, qui a pour objectif de défendre les populations victimes de crimes économiques, demande l'audition de Laurent Fabius dans l'enquête sur les activités du cimentier français Lafarge en Syrie, ainsi que celle de deux anciens ambassadeurs en Syrie, révèle Franceinfo.

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La filiale syrienne Lafarge Cement Syria (LCS) est notamment accusée d'avoir contribué au financement de Daech en lui versant de l'argent en 2013-2014 pour pouvoir continuer à travailler dans une région contrôlée par cette organisation terroriste.

"La justice française ne doit oublier aucun acteur dans cette affaire", estime la responsable du contentieux de Sherpa, Marie-Laure Guislain. L'association demande également aux juges d'entendre deux anciens ambassadeurs de France en Syrie. "L'État doit être exemplaire, les juges doivent donc rechercher son éventuelle responsabilité", a déclaré Marie-Laure Guislain, responsable de l'ONG Sherpa, qui défend des anciens salariés syriens de Lafarge et qui s'est porté partie civile dans l'enquête. Onze anciens salariés de l'usine syrienne ont saisi la justice française pour "mise en danger de la vie d'autrui". "Tous les six mois, on allait voir le quai d'Orsay, qui nous poussait à rester". "(.) Le Quai d'Orsay dit qu'il faut tenir, que ça va se régler", a ainsi expliqué le directeur général-adjoint de Lafarge de l'époque. Le ministère des affaires étrangères aurait "alerté le groupe Lafarge sur les risques encourus à rester en Syrie". Le cimentier Lafarge, présent en Seine-Maritime et dans l'Eure, est accusé d'avoir versé des pots de vins à des groupes armés en Syrie, dont Daech, entre 2012 et 2014.

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