Le SOS ("S-eau-S") de l'UFC-Que Choisir — Pollution des rivières

Vanessa Beaulieu
Octobre 19, 2017

Entre jeux de mot et cri du coeur, l'UFC-Que Choisir en Savoie lance un "S eau S" pour la sauvegarde de la ressource aquatique.

"L'association part en campagne pour réclamer une réforme en profondeur de la politique de l'eau en France et la stricte application du principe 'préleveur-pollueur-payeur'", écrit l'UFC-Que choisir, sur son site internet.

L'UFC-Que Choisir réclame une réforme de la politique de l'eau avec notamment: une stricte application du principe "préleveur-pollueur-payeur", la mise en place de véritables mesures de prévention des pollutions agricoles ou encore une aide à la reconversion vers des cultures moins consommatrices d'eau et de pesticides. Et le niveau de pesticides est supérieur aux normes nécessaires pour l'eau potable. Dans les nappes phréatiques, cette valeur guide est dépassée dans 43 % du territoire. Ils "sont désormais massivement présents et dépassent la norme définie pour l'eau potable, dans les cours d'eau de la moitié du territoire français et dans le tiers des nappes phréatiques", avance l'UFC-Que Choisir.

L'association impute ces "désastres environnementaux" à l'agriculture intensive qui, dénonce-t-elle, "est loin d'avoir corrigé ses pratiques" puisque "les quantités d'engrais utilisées n'ont pas baissé en vingt ans" et que "l'utilisation des pesticides a même augmenté de 18% en 5 ans". Via leur facture d'eau, ils "payent 88% de la redevance +pollutions+ et 70% de la redevance +prélèvement+, soit 1,9 milliard d'euros par an", précise l'association.

Partagez votre localisation en direct avec vos proches — WhatsApp
Cliquez sur "Ajouter", choisissez "Localisation" puis "Partager localisation en direct", expliquent les concepteurs du service. Chaque personne du groupe pourra voir votre localisation en temps réel sur une carte, avec votre avatar s'il vous plait.

Moscou : Mladenovic prend déjà la porte
Une dixième défaite consécutive pour la numéro 13 au classement WTA, qui n'a plus passé un tour sur le circuit depuis le tournoi de Washington, début août.

"Je n'ai jamais eu l'intention d'indisposer quiconque", dit Salvail — Allégations d'inconduites sexuelles
Ce n'était qu'une question de temps avant que V réagisse, l'animateur devant être en ondes ce soir avec En Mode Salvail . Cette décision est survenue dans la foulée de nombreuses allégations rapportées mercredi dans La Presse +.

La FNSEA, principal syndicat agricole, a dénoncé un rapport "caricatural " et "à charge ", manipulant les chiffres, "quitte à dire des contre-vérités ".

Selon des données du ministère de l'Environnement de 2016, "il y a une baisse de 10% des pesticides dans les cours d'eau entre 2008 et 2013", a déclaré à l'AFP Eric Thirouin, secrétaire général adjoint de la FNSEA et président de sa commission environnement.

L'UFC-Que Choisir regrette par ailleurs que la réparation des dommages environnementaux est toujours très majoritairement financée par les consommateurs. Quant à l'agriculture, pourtant responsable à elle seule de 70 % des pollutions en pesticides, de 75 % des pollutions en nitrates et de la moitié des consommations nettes en eau, elle ne paie que la plus faible partie de ces sommes (7 % de la redevance 'pollutions' et 4 % de la redevance 'prélèvement') en violation flagrante du principe 'préleveur-pollueur-payeur'!

L'association dénonce également la responsabilité de l'agriculture intensive dans les restrictions d'eau. Or, cette pratique risque de se pérenniser et s'aggraver alors que le projet de Loi de finances 2018 prévoit un prélèvement de 300 millions d'euros par an, soit 15 % du budget prévisionnel des agences de l'eau pour des utilisations sans lien direct avec la gestion de l'eau.

Autres rapports Monde Information

Discuter de cet article

SUIVRE NOTRE JOURNAL