L'ingénieur de Google renvoyé pour sexisme se retourne contre son ex-employeur

Marie-Ange Beliveau
Janvier 11, 2018

Son auteur, James Damore, ingénieur à Google, y critiquait le penchant "politiquement correct" de l'entreprise, remettait en cause sa politique "prodiversité" et avançait que des "différences génétiques pouvaient expliquer la faible représentativité des femmes dans le secteur des technologies et à des postes de direction", rappelle le Washington Post.

Chez Google, les débats internes sur la politique de diversité s'étalent en public. Un plaidoyer loin d'être du goût de tout le monde, à commencer par son employeur, qui l'avait accusé de violer le code de conduite de l'entreprise et l'avait licencié dans la foulée. Cependant, James Damore est devenu un héros de l'extrême droite américaine. Et dans ce dossier, il n'agit pas seul puisqu'il bénéficie de l'appui de David Gudeman, un autre ingénieur. "Elle contient entre autres 86 pages de captures d'écran de discussions sur les forums internes de Google, présentées comme des preuves d'un biais supposé " anti-conservateur " et " anti-caucasien ".

Les deux ingénieurs estiment, à travers leur action, représenter les autres personnes dont ils estiment que leurs droits sont malmenés - en particulier, les hommes blancs conservateurs de l'entreprise. Ailleurs, plusieurs se sont demandé si ce licenciement aurait un effet dissuasif sur la capacité des employés à discuter ouvertement de leurs points de vue. " Suggérer qu'un groupe de nos collègues a des particularités qui les rendent biologiquement moins aptes à notre travail est insultant et inacceptable ", avait écrit le PDG de Google Sundar Pichai dans un email à ses employés après le renvoi du salarié. D'après la plainte, les ressources humaines de Google ont évoqué des commentaires de Gudeman faisant un lien entre son collègue et des activités terroristes. Selon le profil LinkedIn de Gudeman, il aurait quitté l'entreprise en décembre 2016 et s'est installé à son compte depuis. "Nous avons hâte de nous défendre contre M. Damore au tribunal", a répliqué un porte-parole de Google dans un communiqué. Selon la plainte, Google paierait les femmes moins que les hommes et ceci à tous les niveaux de l'entreprise, elle leur attribue moins de projets et leur offre moins de possibilités d'évolution. Dans les domaines techniques, 80 % des employés sont des hommes et 53 % sont blancs. "Quelque 75 % des postes de direction sont occupés par des hommes et 68 % par des Blancs".

Disparition de Lucas Tronche : Nordahl Lelandais impliqué ?
Par ailleurs, une éventuelle implication de Nordahl Lelandais dans la disparition d'Antoine Zoia , va également être étudiée. Le suspect aurait été aperçu à plusieurs reprises dans le secteur de Bagnols-sur-Cèze où vivent certains de ses proches.

Pour échapper à la police, le septuagénaire avait fait 17 tours de rond-point — Bretagne
Peu avant minuit ce jour-là, l'homme de 73 ans a visiblement décidé de s'occuper en faisant un "rodéo" dans les rues de la ville. Au lieu de coopérer, le chauffard va tenter de se soustraire au contrôle en effectuant...17 tours d'un même rond-point.

PSG : Rabiot, Meunier et Berchiche d'entrée face à Amiens
" Un coup sur la tête ", c'est ainsi que le vice président de l'ASC a qualifié la défaite contre Sochaux, équipe de Ligue 2. Les deux retardataires Cavani et Pastore ne sont pas convoqués pour cette rencontre, de même que Thiago Motta, blessé.

L'entreprise fait aussi face à une enquête du ministère du travail et à de nombreuses accusations de discrimination envers les femmes dans les salaires et les promotions. La dernière plainte date du 3 janvier dernier: une ancienne institutrice de l'école maternelle interne de la firme accuse Google de mieux payer ses enseignants masculins.

D'après elles, rapporte le Wall Street Journal, "Google paie et promeut davantage les hommes que les femmes, et ce de manière systématique".

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