Maroc: pas de dévaluation du dirham en vue

Aubin Brasseur
Janvier 19, 2018

Mohammed Boussaid a rappelé l'importance de cette réforme qui "constitue un pas en avant vers la consolidation du positionnement de l'économie marocaine au niveau international et consacre les réalisations accomplies au niveau du cadre macro-économique, des réformes structurelles et sectorielles et de l'ouverture de l'économie marocaine sur l'extérieur". La réforme fera également l'objet du dialogue continu entre les autorités monétaires, le Parlement, les opérateurs économiques et le grand public.

La première sortie de Abdellatif Jouahri et Mohamed Boussaid, à propos du nouveau régime, vient démystifier le concept de la flexibilité de change.

Le passage vers un régime de change flexible ne cesse d'interpeller l'audience sur les enjeux et l'impact de cette réforme.

"Ça fait trois jours que nous avons entamé la réforme, et le marché fonctionne de manière normale et sans aucun impact sur les cours de change", a relevé Abdellatif Jouahri, confirmant ainsi les différents échos collectés auprès des responsables des salles de marché.

"Nous sommes loin d'une inflation de 30% observée ailleurs dans le monde", a souligné Abdellatif Jouahri lors d'une conférence de presse sur la réforme de la flexibilité de change au siège de Bank Al Maghrib à Rabat.

Le Maroc a adopté lundi dernier un nouveau régime de change plus flexible où la parité du dirham est déterminée à l'intérieur d'une bande de fluctuation élargie à ±2,5%, contre ±0,3% auparavant.

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Jouahri a indiqué que BAM a pris le temps nécessaire pour réaliser les études et analyses nécessaires, s'informer des expériences de références et évaluer l'impact de cette réforme sur l'économie et le pouvoir d'achat des citoyens, faisant savoir que tous les acteurs concernés ont été impliqués en toute transparence pour assurer la réussite de cette réforme. Le Maroc n'a pas été contraint ni par une conjoncture économique difficile ou autres, mais par le seul souci "d'améliorer la compétitivité " de son économie, notamment ses exportations et d'attirer les investisseurs, a répété le ministre.

"Nous allons mener cette réforme graduellement, avec prudence, afin qu'il n'ait pas d'impact négatif majeur", a dit le ministre marocain.

Il a affirmé que les conditions économiques actuelles du royaume étaient favorables pour initier cette réforme, eu égard à la solidité du secteur financier national et à la vigueur des indicateurs macroéconomiques, en particulier le niveau approprié des réserves de change et le contrôle continu de l'inflation. Parmi les objectifs promus par la réforme ressort le renforcement de l'immunité de l'économie nationale pour faire face aux crises extérieures.

Les simulations font ressortir un effet positif sur la croissance. Par ailleurs l'inflation augmenterait de +0,4 point à 1,9%. Ainsi, une dépréciation de 2,5% du dirham contre le dollar se traduirait par une hausse du prix du gasoil de 1,6%.

La réforme du régime de change est une décision "souveraine" émanant de la volonté des autorités, a assuré Abdellatif Jouahri, gouverneur de la banque centrale du Maroc, cité par le site d'informations économiques "L'économiste".

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