Bio-raffinerie de La Mède: Total s'engage à limiter l'huile de palme

Aubin Brasseur
Mai 17, 2018

L'Etat est d'accord! La bio-raffinerie de Total à La Mède, dans les Bouches-du-Rhône, pourra entrer en action à l'été 2018. " Je leur demande de réduire au maximum l'utilisation d'huile de palme (...) et d'essayer d'année en année de réduire la part d'huile de palme et d'augmenter la part d'huiles usagées", a déclaré le ministre de la transition écologique sur BFMTV/RMC.

" Ce projet de bio-raffinerie permettra de produire du biodiesel de type HVO (hydrotraitement des huiles végétales) qui est une alternative aux carburants traditionnels d'origine fossile permettant de réduire les émissions de gaz à effet de serre et d'avancer vers la sortie des énergies fossiles", explique le ministère de la transition écologique, ce mercredi 16 mai, dans un communiqué. Selon un plan de conversion (2015-2022) qui verra les effectifs passer de 430 à 250 salariés, le site a été progressivement transformé pour accueillir un dépôt pétrolier d'une capacité d'1,3 million de m³, une ferme solaire de 8 MW qui a débuté sa production en janvier, et un grand centre de formation aux métiers du raffinage. Jadis destiné au traitement du pétrole brut, le site va désormais fabriquer du bio-carburant en retraitant des huiles... et notamment de l'huile de palme.

Démission du gouvernement de Mamady Youla en Guinée
Le Président Alpha Condé a dans un décret signé ce mercredi 16 mai 2018, rappelé l'ambassadeur de la Guinée en Sierra Leone. . D'autant que l'équipe conduite par Mamady Youla vient de rendre le tablier.

Un dépistage de tuberculose organisé au lycée d'Arsonval de Brive
La procédure se déroule en lien avec le centre hospitalier de Brive et l'agence régionale de santé. C'est le bacille de Koch (Mycobacterium tuberculosis) qui est responsable de cette pathologie.

RGPD : les entreprises ne sont pas encore prêtes
Ils devront s'assurer du consentement éclairé des intéressés, qui garderont un droit de regard sur l'utilisation de ces données.

En avril, les ONG Greenpeace et les Amis de la Terre, citant un document de la préfecture des Bouches-du-Rhône, avaient affirmé que le site consommait 550 000 tonnes d'huile de palme par an, faisant bondir de 64 % les importations françaises d'une huile dont la production en Malaisie et en Indonésie entraîne une déforestation fragilisant l'écosystème. Les graisses animales, huiles alimentaires usagées et huiles résiduelles compteraient pour 30 à 40 % de l'approvisionnement et les autres huiles végétales (colza, tournesol, soja) pour 10 à 20 %, selon un communiqué publié par le pétrolier. Ceci en faisant la promotion d'un label de certification durable auprès de l'Union européenne.

Mais pour l'association " Les amis de la Terre ", l'État, via cette décision " souffle le chaud et le froid ". Total deviendrait le premier importateur français d'huile de palme. Dans celui-ci, la Cour des Comptes rappelle notamment qu'en 2014, " la Commission a pris acte du fait que les régimes volontaires n'apportaient pas d'éléments de preuve suffisants en ce qui concerne l'origine des déchets (...) ce qui signifie que depuis les premières décisions de reconnaissance de régimes volontaires en 2011, et jusqu'en 2014 au moins, des biocarburants considérés comme produits à partir de déchets et, de ce fait, comptant double pour la réalisation des objectifs nationaux, ont été certifiés sans que l'origine des déchets ait été valablement vérifiée ". "Il y a d'autant plus de risques que Total refuse de rendre public son plan d'approvisionnement détaillé".

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