L'UE en quête d'un front uni face à Trump

Vanessa Beaulieu
Mai 17, 2018

Les dirigeants des pays européens se retrouvaient, hier soir, à Sofia pour définir une réponse collective de l'UE face à "l'attitude" jugée "capricieuse" de Donald Trump sur le nucléaire iranien et le commerce international. "Nous sommes témoins aujourd'hui d'un nouveau phénomène, l'attitude capricieuse de l'administration américaine", a dénoncé le président du Conseil européen avant la début de la réunion.

Donald Tusk a demandé aux trois pays européens signataires de l'accord nucléaire avec l'Iran, la France, le Royaume-Uni et l'Allemagne, de partager leur évaluation de la situation mercredi soir, au lendemain d'une réunion à Bruxelles avec le chef de la diplomatie iranienne Mohammad Zarif. Des allusions claires aux menaces américaines de sanctions contre les entreprises qui maintiendraient leur activité ou leurs projets en Iran, ainsi qu'à l'instauration de tarifs douaniers sur l'exportation d'acier et d'aluminium à destination les Etats-Unis. "Nous devons ramener la réalité dans cette discussion", a-t-il ajouté. Pour rappel, l'UE est exemptée jusqu'au 31 mai à minuit des taxes douanières américaines de 25% sur ses exportations d'acier et de 10% sur celles d'aluminium. Pour l'exempter définitivement, Washington exige une plus grande ouverture du marché européen.

Un bras de fer outre-Atlantique que les 28 comptent bien remporter. Une fermeté qu'ils veulent toutefois nuancer.

Les fortes turbulences dans les relations transatlantiques ont constitué le plat de résistance du dîner, prélude d'un sommet jeudi consacré aux liens que l'UE veut renforcer avec les pays des Balkans.

Gaza. les États-Unis défendent Israël
Il a également souligné que les Etats-Unis étaient toujours attachés à "la paix entre Israël et la Palestine ". Le statut de Jérusalem est l'une des questions les plus épineuses de l'insoluble conflit israélo-palestinien.

Mort de Fallou Sène : Boubacar Sadio déplore l'usage de balles réelles
Après la mort du jeune homme, des étudiants ont saccagé le bâtiment abritant la direction des œuvres universitaires et le siège du rectorat de l'UGB.

"Secret Story ne reviendra pas à la rentrée" — Christophe Beaugrand
Et c'est Christophe Beaugrand qui a lâché l'info dans le cadre d'une interview accordée à Pure Médias . Inutile donc d'essayer de s'inscrire cette année à Secret Story .

"Mais si les États-Unis leur accordent l'exemption permanente qu'ils réclament, les Européens sont prêts " à ouvrir des discussions " sur plusieurs sujets, comme l'amélioration de " l'accès réciproque aux marchés, pour les produits industriels, dont les automobiles, et l'ouverture des marchés publics", a détaillé cette source.

La chancelière allemande Angela Merkel s'est voulue réaliste: " Malgré toutes les difficultés que nous rencontrons ces jours-ci, les relations transatlantiques sont et resteront d'une importance capitale", a-t-elle plaidé devant le parlement allemand avant de rejoindre Sofia.

Avec Donald Trump, la partie s'allonge, les enchères montent et les Européens ont du mal à trouver leur souffle.

Jeudi, les Européens travailleront avec les dirigeants de six pays des Balkans occidentaux - la Serbie et le Monténégro qui sont en négociations d'adhésion, l'Albanie et la Macédoine qui sont candidats, ainsi que le Kosovo et la Bosnie-Herzégovine - en particulier sur le développement des infrastructures, de l'énergie, du numérique et les sujets de sécurité.

Autres rapports Monde Information

Discuter de cet article

SUIVRE NOTRE JOURNAL