L'addiction aux jeux vidéo reconnue comme maladie par l'OMS

Henri Michaux
Juin 19, 2018

L'addiction aux jeux vidéo a été formellement reconnue ce lundi comme maladie par l'Organisation mondiale de la santé, au même titre que celle à la cocaïne ou aux jeux d'argent, a-t-on appris auprès de l'institution internationale.

(Photo d'illustration François Destoc) L'OMS a annoncé ce lundi que l'addiction aux jeux vidéo est désormais reconnue formellement comme une maladie.

Le "trouble du jeu vidéo" vient d'intégrer le chapitre sur les troubles de l'addiction de la 11e version de la Classification internationale des maladies (CIM, en anglais ICD), dont la dernière version date de 1990. "Le diagnostic de ce comportement extrême est établi lorsque les conséquences sur les "activités personnelles, familiales, sociales, éducatives, professionnelles" se manifestent clairement sur une période d'au moins 12 mois".

La chanteuse Mennel menacée de mort
Pour rappel, Maryam Pougetoux, 19 ans, président de l'Unef à Paris-IV avait été victime de harcèlement sur les réseaux sociaux en mai dernier, à cause de son voile .

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La plateforme de streaming avait reculé début juin après une vive polémique l'accusant d'outrepasser son rôle. Les plus célèbres rappeurs tués dans la fleur de l'âge restent les rappeurs 2pac Shakur et Notorious BIG .

Une nouvelle déclaration inquiétante — Laeticia Hallyday
Le village natal de la mère de Johnny a accueilli samedi une statue à l'effigie du rockeur mort le 5 décembre dernier. L'oeuvre a été dévoilée tandis qu'un sosie vocal de Johnny entonnait Je te promets , repris en chœur par le public.

En janvier, l'OMS avait déjà soumis une proposition de définition pour ce trouble. "Après avoir consulté des experts dans le monde entier, et examiné la littérature de manière exhaustive, nous avons décidé que ce trouble devait être ajouté [à la liste]", a déclaré le directeur du département de la Santé mentale et des toxicomanies de l'OMS, Shekhar Saxena. Quelque 2,5 milliards de personnes dans le monde jouent aujourd'hui aux jeux vidéo. "La personne joue tellement que d'autres centres d'intérêt et activités sont délaissés, y compris le sommeil et les repas". Ces joueurs compulsifs sont alors incapables de se détacher de leur écran au point de risquer pour mettre leur santé en jeu. "Nous ne disons pas que toute habitude de jouer aux jeux vidéo est pathologique", explique-t-il à l'AFP. Son chiffre d'affaires de 108 milliards de dollars en 2017 représente le double de celui des salles de cinéma selon le cabinet spécialisé Superdata.

Si la communauté scientifique demeure toujours divisée sur l'existence d'un trouble du comportement lié à la dépendance aux jeux vidéo, les éditeurs sont vent debout contre une décision qui risque d'impacter négativement leur activité commerciale.

Dans une étude publiée cette année sur le site internet de la Société pour l'amélioration des sciences de la psychologie (États-Unis), 36 chercheurs ont jugé les preuves insuffisantes. Yann Leroux évoque également des familles d'enfants autistes qui racontent à quel point le jeu vidéo à aider leur enfant à avoir de meilleures interactions sociales.

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