Infertilité et pubertés précoces en hausse : des causes environnementales ?

Henri Michaux
Juillet 4, 2018

Non seulement ces résultats ont des conséquences sur la fertilité des hommes français, mais les auteurs rappellent aussi que la qualité du sperme est un indicateur global de santé publique.

Chez les filles, ce sont les pubertés précoces qui inquiètent. La tendance est inquiétante: entre 1989 et 2005, sa concentration en spermatozoïdes a chuté de près d'un tiers (-32,2%), soit près de 2% par an.

Ce phénomène ne se cantonne pas à la France: une étude de 2017 parue dans la revue scientifique Human Reproduction évalue cette baisse à "1,4% par an" en moyenne dans les pays occidentaux (Amérique du Nord Europe, Australie et Nouvelle-Zélande). Les cas de cancers des testicules, qui se déclarent le plus souvent chez des patients jeunes (20 à 40 ans) progressent.

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Les perturbateurs endocriniens en cause?

La dégradation continue du sperme pourrait être due à plusieurs facteurs selon les chercheurs: "les expositions aux PE [perturbateurs endocriniens], présents de façon croissante et ubiquitaire dans l'environnement" mais aussi "le tabagisme chez les femmes enceintes", "des facteurs nutritionnels ou métaboliques, la pollution atmosphérique ou des modifications de mode de vie (sédentarité, stress, chaleur, sommeil)". En vingt ans, l'incidence de la maladie a augmenté de 1,5% par an. Cette hausse "dans les populations d'origine nord-européenne depuis plusieurs décennies est un fait connu et encore inexpliqué", soulignent les chercheurs. On compte près de 10 fois plus de cas chez les filles que chez les garçons. Un rapport de Santé Publique France le confirme: la santé reproductive en France se détériore. Et les différences sont marquées entre les régions, avec deux endroits particulièrement concernés: l'ancienne région Midi-Pyrénées et le département du Rhône.

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