4 des 12 enfants de la grotte déjà évacués — Thaïlande

Henri Michaux
Juillet 10, 2018

Les quatre derniers garçons et leur entraîneur ont passé 17 nuits sous terre. Les sauveteurs ont évacué, lundi en fin de journée, quatre autres jeunes footballeurs coincés dans une grotte inondée de Thuam Luang, dans le nord de la Thaïlande. "Les 12 Sangliers sauvages et leur entraîneur ont été extraits de la grotte", ont annoncé les commandos de marine thaïlandais, au coeur de l'opération de secours, sur leur page Facebook.

Le chef de la cellule de crise, Narongsak Osottanakorn, avait promis en début d'après-midi de "bonnes nouvelles" pour "dans quelques heures". Treize plongeurs étrangers et cinq membres d'une unité d'élite de la marine thaïlandaise sont chargés de guider les garçons vers la sortie. La semaine dernière, on vous faisait part d'une bonne nouvelle lorsque les secours avaient réussi à retrouver vivants les douze enfants d'une équipe de football, ainsi que leur entraîneur, alors qu'ils étaient enfermés dans une grotte depuis une dizaine de jours.

Entrés dans la grotte le 23 juin dernier, les jeunes joueurs ont été rapidement bloqués par d'importantes pluies de mousson qui ont inondé une partie du réseau souterrain.

L'équipe de football, baptisée les "Sangliers sauvages", est enfin réunie à l'air libre, après une longue attente qui a tenu en haleine la Thaïlande et les médias internationaux, qui ont envoyé des centaines de reporters pour suivre cette "saga". Émaciés mais en vie, ils étaient perchés sur un promontoire, à plus de quatre kilomètres de l'entrée de la grotte.

Pour le reste du groupe, le sauvetage a redémarré ce matin, lundi 9 juillet, à 11 heures (six heures en France), après que les sauveteurs se sont réapprovisionnés en oxygène et en vivres. "Les médecins envisagent de permettre aux familles de leur rendre visite, mais séparés par une vitre", a-il dit. Entre-temps, les équipes de plongeurs ont dû se reposer et replacer des bouteilles d'oxygène le long du parcours, d'où l'intervalle entre les deux évacuations.

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Seulement cinq personnes demeurent donc captives de la grotte de la province de Chiang Rai, au terme des deux premiers jours de la mission. Outre les embûches le long du parcours de plongée, la situation est compliquée par le fait qu'une bonne partie des enfants ne savent pas nager ou utiliser du matériel de plongée. "J'attends toujours ici à la grotte, je croise les doigts", a expliqué à l'AFP Supaluk Sompiengjai, la mère de Pheerapat, communément appelé par son surnom, "Night". Un ancien plongeur de la marine thaïlandaise y a laissé la vie, témoignant de la très grande difficulté de l'entreprise, même pour des professionnels.

Le manque d'espace pour placer suffisamment de bouteilles d'oxygène ajoute aussi à la complexité des opérations.

Les huit sortis dimanche et lundi, hospitalisés, sont "en bonne santé", a déclaré Jesada Chokedamrongsuk, responsable du ministère thaïlandais de la Santé publique, devant des journalistes à l'hôpital de Chiang Rai. Les secouristes ont réussi à évacuer mardi les derniers rescapés pris au piège par la montée des eaux dans le vaste réseau souterrain depuis le 23 juin.

Après cette découverte, les sauveteurs ont désespérément passé en revue toutes les solutions possibles, percer des tunnels dans la montagne ou attendre sous terre pendant des semaines la fin de la mousson.

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