Congrès. Les grandes lignes du discours d'Emmanuel Macron

Aubin Brasseur
Juillet 10, 2018

Cette annonce faite lundi par Emmanuel Macron devant les députés et sénateurs réunis à Versailles n'a pourtant pas fait taire les critiques contre sa réforme constitutionnelle. "Allons-nous donner un chèque en blanc à Monsieur Macron pour réduire le pouvoir du Parlement?" a demandé Christian Jacob, président du groupe LR à l'Assemblée, à propos de ce texte qui prévoit notamment une réduction du nombre de parlementaires, l'élection d'une partie des députés à la proportionnelle ou encore une limitation de leur droit d'amendement.

La veille, lors de son discours prononcé devant le Congrès, les propos du président de la République avaient déjà choqué des parlementaires, essentiellement dans les rangs des Républicains, qui avaient critiqué une "instrumentalisation" de la mémoire de la Shoah.

Mais Emmanuel Macron a aussi montré, à l'occasion de son discours devant le Congrès, qu'il ne niait pas la nouvelle donne politique un an après son accession à l'Elysée.

"Ce que nous avons dit, nous l'avons fait", a-t-il ajouté, tout en reconnaissant que l'intégralité des résultats de sa politique n'était pas encore visible.

"Les Français en voient les premiers fruits (.)". "Rien ne changera pour les retraités d'aujourd'hui", a-t-il affirmé, promettant de "refonder un système de retraite, qui viendra progressivement remplacer la quarantaine de systèmes existants".

"Il faut du temps et parfois un long temps pour que la transformation initiée s'imprime dans la réalité du pays", a-t-il ajouté, comme en écho aux sondages d'opinion récents dans lesquels sa popularité est en berne.

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Macron, le Congrès de Versailles et l'Europe
Face au terrorisme, "le travail doit se poursuivre sans fébrilité et sans relâche". Un affrontement qu'il prédit "au cœur" des élections européennes de 2019.

"La force de notre économie, quand nous l'aurons pleinement retrouvée, c'est le socle même de notre projet de société". Le président va, en effet, tenter d'apporter des éclaircissements sur sa politique, d'expliquer sa logique.

Baisse des dépenses publiques. "C'est celui d'une génération", et de "nouvelles décisions seront prises". A quelques mois de la réforme des retraites voulue par Emmanuel Macron, "faire croire que nous voudrions supprimer les pensions de réversion est une rumeur malsaine, visant à faire peur", a dénoncé le chef de l'Etat.

"Le projet de loi 'Avenir professionnel' sera modifié en ce sens dans les prochains jours".

Face au terrorisme, "le travail doit se poursuivre sans fébrilité et sans relâche".

"C'est pourquoi nous allons transformer notre système de solidarité pour le rendre tout à la fois plus universel et plus responsabilisant", a précisé le chef de l'Etat, une "philosophie qui sera mise en oeuvre dans la réforme de l'assurance chômage comme dans celle des minima sociaux". "Il n'y a pas d'un côté une action intérieure et de l'autre une action extérieure, c'est la même action, s'adressant aux Français ou s'adressant au monde, c'est le même message: nous protéger et porter nos valeurs", a soutenu Emmanuel Macron, selon qui "il n'y a pas d'un côté une action économique et de l'autre une action sociale, c'est la même finalité: être plus fort pour pouvoir être plus juste".

"Où est la justice sociale dont le président nous a parlé?"

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