Le Japon exécute des membres de la secte Aum

Vanessa Beaulieu
Juillet 10, 2018

L'attaque avait coûté la vie à 13 personnes, et blessé, parfois grièvement, 6 300 autres.

" Incarcérés dans des cellules de 5 mètres carrés éclairées constamment, surveillés par une caméra et séparés des autres prisonniers jour et nuit, les condamnés à mort doivent rester assis en permanence et demander une permission pour se lever ou se coucher", rappelle sur son site l'Acat, ONG de lutte contre la torture et la peine de mort, qui voit dans le système carcéral nippon une forme de torture. Quelque 190 autres membres de la secte avaient également été condamnés, à diverses peines. Ce vendredi, Shoko Asahara, l'ex-gourou fondateur de la secte Aum, a été pendu ce vendredi matin, avec six autres complices.

Vingt-trois ans après l'attaque au gaz sarin dans le métro de Tokyo, sept anciens membres de la secte Aum ont été exécuté par pendaison.

Shoko Asahara avait vu sa sentence de peine capitale confirmée en 2006 et attendait depuis lors dans les couloirs de la mort, à l'instar de 12 complices impliqués dans des crimes divers, dont cet attentat, le plus meurtrier de l'histoire récente du Japon.

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Le 20 mars 1995, selon un procédé très réfléchi, plusieurs membres de l'organisation occulte Aum Vérité suprême, créée par Shoko Asahara, répandaient du gaz sarin dans des rames de métro convergeant vers le coeur administratif de la capitale. Percés à l'aide de pointe de parapluie, les sacs avaient libéré le poison. Dix mois plus tôt, une première attaque au gaz sarin à Matsumoto, dans le centre du pays, avait déjà fait sept morts, et 600 autres personnes avaient souffert de maux divers, parfois définitifs.

En décembre 1999, la secte Aum avait reconnu pour la première fois officiellement sa responsabilité dans l'attentat contre le métro de Tokyo et celui de Matsumoto. Les derniers jugements pour l'attentat de 1995 avaient été prononcés en janvier. Six autres attendent dans les couloirs de la mort. "Cependant, la peine de mort n'est jamais la solution", a commenté Hiroka Shoji, chercheur sur l'Asie de l'Est au sein de l'ONG.

L'organisme déplore depuis toujours que le Japon continue de pratiquer la peine de mort " en disant que les exécutions sont inévitables parce que le public l'exige ", les sondages montrant en effet que le public soutient ce type de sentence. Il était parvenu à rassembler jusqu'à 10 000 fidèles autour de ses enseignements qui mêlaient bouddhisme, hindouisme et prônait l'apocalypse.

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